Coran, Préexistence et code du 19

spiritualité nov. 16, 2019

Dans cette nouvelle vidéo, Seyyed Yahia Gouasmi aborde différents sujets aussi lourds les uns que les autres.

Il commence par évoquer l’actualité et le déferlement de haine islamophobe véhiculé par certains journalistes et hommes politiques, dont les medias font leurs choux gras.

Sachant sa position attendue et guettée par beaucoup, il prend le parti de l’apaisement, refusant de tomber dans le piège tendu par ceux qui souhaitent dicter aux musulmans leur agenda.

Il s’adresse aux musulmans en leur enjoignant la sagesse et la patience, en leur rappelant que l’histoire des croyants de tous bords est pleine de ces injustices, dont les membres de l’ex-Centre Zahra ont eu à gouter les foudres.
Les crimes commis contre les hommes de Dieu ne doivent pas choquer car ils sont un passage obligés pour ceux qui œuvrent dans le cadre du projet Divin.
Il conclut par cet adage célèbre : Les chiens (racistes) aboient et la caravane (des hommes de Dieu) passe et propose aux croyants sincères de continuer leur voyage et leur quête vers Dieu sans que personne ne puisse les perturber, ni les propagateurs de haine, ni les lois qui seront certainement encore plus répressive.

Quelles que soient les pressions subies, il appelle donc les musulmans à la sérénité en se rappelant comment finissent les ennemis de Dieu tout au long de l’histoire.

Seyyed Yahia s’éloigne ensuite des sujets temporels pour revenir à la spiritualité, en abordant le thème du code du 19 qui verrouille le Noble Coran, comme le dit le verset 30 de la sourate 74 (al muddathir) :

« Ils sont dix-neuf à y veiller. »

Pendant des siècles ce verset a été incompris, jusqu’à l’apparition des premiers ordinateurs, qui a permis de décrypter ce code numérique, notamment grâce aux travaux du frère Rashad Khalifa, qui lui valurent de tomber martyr sous les balles de ceux qui refusèrent qu’il révèle ce secret divin.
Le Coran est ainsi verrouillé par ce code du 19 ainsi que tous les récits s’y trouvant ou encore la vie du Noble Messager de Dieu.
Ce code est tellement puissant que ce qui est scellé dans le Livre ne peut pas être changé.
Le code du 19 était ainsi préalable à toute l’évolution humaine, depuis Adam et Eve jusqu’ à la fin du monde : toute l’histoire du monde est en réalité figée et fixée par cette clef du 19 sous le contrôle de laquelle nous sommes même si nous pensons gérer les choses.
Seyyed Yahia étoffe son argumentation par un extrait du Coran: Al-An'aam (6:59) ouu dieu dit :

« C'est Lui qui détient les clefs de l'Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite ».

Il existe donc une science que Dieu maitrise, lui qui connait tout évènement bien avant qu’il ne se produise, et le livre béni contient toutes les histoires de la préexistence, de l’existence, et de la post-existence.
Il n y a qu’un seul Livre, un seul code qui le sécurise et dont personne ne peut sortir, et ce livre ne peut être écrit que par celui qui a créé cette loi mathématiques et qui n’est pas humain !!!

Seyyed pose ensuite la question de la prédestination : sommes-nous prédestinés ou sommes-nous libres ?

Il y répond en affirmant que nous ne pouvons pas sortir du décret, et que notre liberté est elle-même programmée car inscrite dans ce code.
Par prédestination on parle d’un choix que Dieu fait pour sa créature, qu’il destine à atteindre ce choix : il a destiné l’homme à la plus grande beauté, le meilleur choix : la science.

Cette science ne provient pas de l’homme et c’est elle qui le prédestine, d’où notre devoir de quête pour aller vers Dieu, à qui nous demandons de nous prédestiner au choix premier qu’il a fait pour nous, à travers nos prières de nous diriger vers la voie droite.

On demande à Dieu de nous laisser dans son choix et pas dans le nôtre, pour ne pas tomber dans les temps éphémères de la perdition. Si l’on sort de ce choix alors on agit comme l’a fait iblis/satan avant nous.

Nous devons donc nous fondre dans la recherche de ce que Dieu veut faire de nous : son khalif, son représentant ici-bas.
Il faut s’en remettre au choix de Dieu et pas au notre, comme Iblis qui crut qu’il méritait grâce à ses efforts, et lui demander de choisir pour nous car si nous optons pour la liberté de choisir, alors nous tomberont dans l’erreur.

Notre destin appartient à Dieu et nous sommes libres de nous soumettre à son choix.

Seyyed Yahia évoque ensuite les thèmes du dépôt (amana), de la préexistence et de la mission de l’homme, pour ce faire, il nous propose les versets suivants :
Al-Ahzaab (33:72) :

« Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes le dépôt. Ils ont refusé de le porter et en ont eu peur, alors que l'homme s'en est chargé; car il est très injuste et très ignorant ».

Al-A'raaf (7:172) :

«  Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d'Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes: «Ne suis-Je pas votre Seigneur?» Ils répondirent: «Mais si, nous en témoignons...» - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection: «Vraiment, nous n'y avons pas fait attention»

Cela doit déjà nous faire prendre conscience que nous avons eu une préexistence, une existence inconnue, lors de laquelle Dieu a proposé à l’homme ce dépôt, qu’il a accepté en pensant pouvoir réussir à prendre cette charge et réussir cette mission. Quel est donc ce dépôt ?

Ces deux versets nous parlent d’une existence dont on n’a pas la mémoire et c’est pour cela que le Noble Coran nous enjoint régulièrement à nous souvenir.
Puis le Seyed enchaine sur un troisième argument avec un ensemble de versets où il est question de l’âme, et que nous ne pouvons comprendre qu’en ayant conscience de la notion de préexistence :

Sourate 89 versets 27, 28,29, et 30 :

« O âme pacifiée », « retourne vers ton rab (éducateur) agrée et agréante », « entre donc parmi mes serviteurs», « et entre dans mon Paradis »

Le fait de préciser à notre âme de « retourner » signifie que nous étions dans une préexistence, où l’on nous a appris des choses que l’on a mises en pratique dans l’existence, avant de revenir.

La pacification rentre dans un retour vers le choix du commencement
On a accompli notre mission qui était la amana (le dépôt) après avoir appris de notre rab, pour venir sur terre dispenser cette connaissance aux autres.

L’âme pacifiée est agréante et agrée car elle sait pourquoi elle est venue sur terre (pour enseigner la ce que Dieu lui a enseigné et qui ne vient pas d’elle).
Elle est alors satisfaite d’avoir appris d’un Rab (Dieu, son éducateur) et confiante d’avoir vécu par son aide et a transmis ce que ce Rab lui a enseigné.
Le dépôt ne nous appartient pas car nous somme des serviteurs du rab et c’est dans cette servitude que nous sommes venus sur cette terre transmettre ce qu’il nous a appris dans la préexistence.
Lorsque nous retournons agrée et agreantes c’est que nous avons accompli cette mission en pratiquant ce dépôt selon sa volonté.

Seyyed Yahia conclut par le thème de la paix et la sérénité qu’il a découvert à travers son parcours de militantisme et de servitude en apportant son témoignage.

Le couronnement de la réalité et de la sagesse se trouvent dans la paix, qui est également le couronnement de la science.
Quand Dieu parle de la paix dans son Noble Coran il l’associe souvent au paradis et à la plénitude :
Cette parole « paix » est un état paradisiaque que nous pouvons atteindre au fond de nous même et qu’on nous appelle à vivre en recherchant la paix de l’autre.
Si la paix n’est recherchée que pour soi ou pour les siens, alors ce n’est pas le bon cheminement car il conduira toujours à la confrontation et à l’inquiétude.
À la fin des temps apparaîtra une chevalerie qui est issue de la paix, et nous avons les moyens de cette paix que Seyyed Yahia propose.

Gouasmi Yahia

Seigneur, ouvre et élargis ma poitrine, facilite ma mission, et dénoue un nœud en ma langue, afin qu’ils comprennent mes paroles