Le mystère de Jean-Baptiste dans le Coran

spiritualité sept. 01, 2019

Dans cette vidéo, Seyyed Yahia Gouasmi évoque le sujet du Prophète Yahia dont parle le Saint Coran.

Il tente une nouvelle fois de déchiffrer avec nous les signes (versets) du Livre et de partager une réflexion bouleversante provenant de la parole de Dieu, s’adressant aux chercheurs et aux amoureux de la révélation.

On connait peu le prophète Yahia, sur lequel Seyyed décide de concentrer sa réflexion du jour.
La mère de Meryem demande un fils pour le mettre au service de Dieu, et elle obtient Meryem suite à ce vœu, qui elle-même aura un fils, Jésus, le Messie.
C’est également suite à la demande de Zacharie qu’il obtient un fils qui s’appelle Yahia.
Deux situations analogues, se déroulant à la même époque, avec la naissance de ces deux prophètes grandioses, et qui doivent nous interpeller en tant que signe Divin.
La sourate Meryem commence avec l’histoire du prophète Zacharie à qui Dieu accorde sa miséricorde et accepte son vœu d’avoir un fils qui héritera de lui.
Ce fils est unique dans le sens où c’est Dieu lui-même qui lui donne son nom : Yahia.
Dieu dit également de lui qu’il lui a donné la sagesse enfant, ainsi que le Livre (« prends le livre avec force ») preuves d’une miséricorde extraordinaire.
De même que Dieu donne la parole à Jésus enfant.
Deux situations parallèles pour deux hommes hors du commun, dont les histoires sont pleines de similitudes : deux situations en image.

Dans les versets 12 et 13 de la sourate Meryem Dieu dit :

12 ...: « Ô Yahya (Jean Baptiste), tiens fermement au Livre (la Thora) ! » Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant,
13 ainsi que la HANANE de Notre part et la pureté. Il était pieux, Prendre le livre avec force signifie que dieu lui donne la puissance du livre, sans qu’il n’ait à faire des efforts pour cela, de même pour la sagesse et la Hanane.

Que signifie ce mot « Hanane » venant de la part de Dieu, qui n’est employé qu’une seule foi dans le Livre Saint ?

Seyyed Yahia Gouasmi évoque alors une réponse d’un Saint Imam d’ahl al bayt à propos de la signification de ce mot, qui disait que c’était le summum de la grandeur et de la proximité, mais plus encore qu’il existait un lien fort en Dieu et Yahia : Dieu disant : «  labayka ya Yahia », signifiant que c’est Dieu qui le désire ! C’est donc beaucoup plus fort que de la simple tendresse.
Hanane va aussi de pair avec la prière et la zakat que Zacharie demande pour son fils
C’est l’objet de la réflexion de Mr Gouasmi qui s’interroge sur cette histoire fascinante et les signes qu’elle contient.

Puis vint l’interrogation sur la similitude entre les trois jours pendant lesquels Zacharie ne parlera pas à la suite de son vœu, de la même manière que Meryem également s’abstiendra de s’exprimer durant trois nuits.

De même, les deux personnalités de Yahia et de Jésus le Messie sont bouleversantes et dotées de nombreuses similarités.

Zacharie demande un fils pour lui léguer l’héritage de la prophétie et de la compréhension du signe de la parole, or il sait qu’il ne peut pas avoir de fils du point de vue biologique du fait de son âge avancé et de même pour sa femme. Il demande donc l’impossible à Dieu dans le but d’obtenir un héritage pour la prophétie et qui perpétuera le message divin de la révélation.

Sourate Meryem versets 5 et 6 :

« Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Ya'qub (Jacob). Et fais qu'il te soit agréable, Ô mon Seigneur. »

Dieu pour qui rien n’est impossible, accepte et lui offre ce fils qu’il construit à partir de rien, tout comme le Messie !
Deux histoires qui n’en sont qu’une seule en réalité.
Des signes à méditer pour nous qui sommes dans un monde qui souhaite nous éloigner des valeurs de la révélation.
Cette conscience des signes de Dieu doit réconforter tous les chercheurs et les amoureux afin de leur donner la puissance du Livre.

Gouasmi Yahia

Seigneur, ouvre et élargis ma poitrine, facilite ma mission, et dénoue un nœud en ma langue, afin qu’ils comprennent mes paroles