La Patience à la Fin des Temps

Introduction

« C’est à la fin des temps que la réalisation se fait. » Soyons patients, comme Dieu nous le demande et nous le recommande dans la Sourate Sad. Soyons patients, cela arrive bientôt. Et cela ne peut qu’arriver. Rien d’autre ne peut arriver que ce que Dieu a décidé.

Aujourd’hui, j’aimerais aborder avec vous un sujet qui nous concerne et qui est important pour l’époque que nous vivons. Une époque de troubles, pour certains une époque d’incompréhension, une époque où les épreuves sont nombreuses et dures. Pour cela, j’aimerais aborder le thème de la patience.

Qu’est-ce que la Patience ?

Qu’est-ce que la patience ? Qu’est-ce qu’elle nous apprend ?
Nous avons vu dans la Sourate Sad, avec l’histoire de Job (Job), que Dieu nous demande d’être patients, d’être endurants et d’être fermes dans notre engagement. Ferme dans notre engagement, cela signifie dans l’engagement que nous avons pris auprès de Dieu. Fermeté dans cet engagement.

Trois choses qu’Il a demandées aux croyants de la fin des temps – c’est-à-dire à nous. Aujourd’hui, j’aimerais donc approfondir : qu’est-ce que la patience ?

La Patience Nous Fait Sortir du Temps

La patience nous fait sortir du temps. Pourquoi ?
Parce que dans la patience, il y a l’action qui nous donne la vision de la finalité de cette action.
Prenons un exemple simple pour que vous compreniez tous :
Quand nous plantons une graine dans la terre, nous avons déjà la vision du fruit qui en sortira. Et nous devons patienter un certain temps avant que ce fruit n’apparaisse. Mais cette patience n’est pas inactive. Ce n’est pas s’asseoir, regarder et attendre. Non, il y a une action dans la patience : l’action qui sert la finalité de ce pour quoi tu agis.

Quand on plante, il faut creuser, mettre la graine, refermer la terre, arroser, enlever les mauvaises herbes, laisser pousser… Il y a tout un travail à accomplir dans la patience, en vue de ce qu’elle va produire. Voilà ce qu’est la patience.

Dans nos actions, c’est exactement pareil.
Dieu nous demande d’être patients, mais pas d’une patience inactive. Dans les événements qui se déroulent aujourd’hui, nous devons être patients. Nous devons patienter pour voir la réalisation du projet divin dans sa forme finale, dans ce que Dieu veut pour l’homme. Mais cette patience n’est pas passive : nous devons agir dans cette patience. Nous devons témoigner, éclairer, éveiller, apporter ce que Dieu veut que nous apportions pour faire germer ce fruit, le voir pousser, mûrir, et enfin en goûter les bienfaits. C’est cela, la patience.

Patience et Épreuve

La patience, en ce sens, nous fait sortir du temps pour nous éveiller.
Pourquoi ?
Parce que dans l’action, nous voyons déjà la finalité de ce que cette action amène. Nous ne restons pas figés ou bloqués dans le moment présent, mais c’est vers la finalité que nous travaillons. Et cette finalité nous éveille à la patience, à ce que nous devons être et à la manière dont nous devons patienter.

Patienter dans l’épreuve, car l’épreuve va t’apporter quelque chose. Il faut regarder la finalité de l’épreuve, même si elle est difficile à percevoir.

L’Exemple de Moise

Prenons l’exemple de Moise (Moise). Je ne parlerai pas ici de son histoire avec Al-Khidr, mais de la finalité de l’histoire de l’humanité, à travers une discussion incroyable entre Moise et Dieu.

Lorsque Moise prit les Banū Isrā’īl (les enfants d’Isrâ’îl) et les amena au Jabal al-Lawz (mont Sinaï), il les laissa et partit vers son Seigneur. Et lorsqu’il gravissait cette montagne, relisez ce dialogue entre Dieu et Moise :
Dieu lui dit : « Pourquoi es-tu pressé ? »
Moise répond : « Je viens à Toi selon Ton commandement, comme Tu me l’as demandé. J’ai laissé les Banū Isrā’īl sur les traces du Messager, sur mes traces » – c’est-à-dire sur les fondements de ce qui doit être construit : la cité parfaite.

N’oubliez pas : ils partent de Pharaon pour aller vers Balad al-Amīn (la Cité sûre), vers la terre promise. Tout est à construire : ils ont une révélation, ils ont un prophète, ils sont sur ses traces… Maintenant, tout doit être bâti pour atteindre cette terre promise, Balad al-Amīn – la cité parfaite, l’homme de Dieu sur terre.

Mais Dieu dit à Moise : « Ce n’est pas le moment. »
Et Il ajoute : « Je les ai mis à l’épreuve. »
Dieu montre ainsi à Moise que le temps qui doit venir n’est pas celui des Banū Isrā’īl de cette époque, mais qu’il adviendra à la fin des temps.

À la Fin des Temps

La patience nous apprend que c’est à la fin des temps que tout prend forme.
Ce n’est pas au temps de Moise, ni à celui d’Adam, ni à celui de Noé (Noé)… Non, c’est à la fin des temps que la réalisation se fait.

Soyons donc patients, comme Dieu nous le demande dans la Sourate Sad. Soyons patients : cela arrive bientôt. Et cela ne peut qu’arriver. Rien d’autre ne peut advenir que ce que Dieu a décidé. Cette finalité, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il arrive, quoi que les ennemis de l’islam veuillent faire et puissent faire – ou que Dieu laisse faire –, ils ne pourront jamais, jamais, au grand jamais, abolir la promesse de Dieu. C’est une promesse de Dieu, et elle se réalisera.

En vous disant cela, nous avons appris la paix – la paix de Dieu.

Les Trois Vertus pour les Croyants

Pour nous, les croyants de la fin des temps, trois choses nous sont demandées :

  1. La patience (Sabr).
  2. L’endurance (Musabara).
  3. La fermeté dans la foi (thabāt ‘alā l-dīn).

Conclusion

La patience n’est pas une attente passive, mais une action orientée vers la finalité divine, comme illustré par l’exemple de la graine ou l’histoire de Moise : elle nous sort du temps présent pour nous éveiller à la promesse de Dieu à la fin des temps. Elle exige endurance et fermeté dans la foi face aux épreuves et aux ennemis.
« Ils ne pourront jamais, jamais, au grand jamais, abolir la promesse de Dieu. »

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