Comment Ne Pas Quitter Le Mois de Ramadan ?

30 mars 2025
Par Cheikh Jamel

Sortir du Mois de Ramadan avec Force et Renouveau

Introduction

« Je vous assure mes frères et mes sœurs, si nous quittons le mois de Ramadan ainsi, nous allons nous donner tout le carburant, l'essence, la force, le courage qui va nous permettre d'affronter cette sortie du mois de Ramadan et cette nouvelle année qui commence. »

Aujourd'hui, nous sommes au 26e jour du mois de Ramadan. J'aimerais développer avec vous le sujet des 7 jours qui succèdent à la Nuit du Destin. Cette nuit a été, une fois de plus cette année, à un niveau supérieur.

La Nuit du Destin et l'Évolution Spirituelle

Chaque année, notre maître Sayyid Yahya raḥmat Allah nous enseigne d'être demain meilleur qu'hier. « Demain une science de plus qu'hier. Toujours dans l'évolution. »

Ensemble en famille, nous vivons la nuit bénie depuis des années. Et tous les ans, nous ressentons qu'elle a été encore meilleure que celle de l'année précédente. Ça pourrait paraître rébarbatif, mais « c'est l'esprit de la foi d'être toujours dans une évolution. »

Si notre mois de Ramadan n'a pas été meilleur que le précédent, « c'est qu'on a eu un problème c'est qu'il y a un problème dans notre évolution spirituelle. » Mais si nous ressentons qu'il a été meilleur, « c'est que nous avons réussi notre mois de Ramadan. »

Cette année, il a été à un niveau supérieur dans tous les domaines : dans la rahma, la Miséricorde, dans le salâm, la paix, dans la sérénité. Et surtout, comme nous l'avions nommée, la nuit du repentir. « Je pense que cette année nous avons tous goûté au repentir d'une manière complètement différente de ce que nous aurions pu imaginer auparavant. »

Le Repentir et la Nouvelle Naissance

Ce repentir nous plonge dans l'histoire d'Adam. Après l'acceptation de son repentir, « Adam va vivre à peu près mille ans sur cette terre en tant que prophète, homme de Dieu et témoin. Témoin de la réalité dans laquelle il a vécu et qui a disparu sur cette terre mais dont lui fait le rappel pour que les gens retrouvent leur nature. »

Dieu a voulu qu'après la 23e nuit, il y ait entre 6 et 7 jours avant l'Aïd al-fitr, qui marque la fin du mois de Ramadan. Le mois de Ramadan est le 9e mois, comme les 9 mois pour enfanter une femme. « Donc le mois de Ramadan symbolise et représente pour moi pour nous excusez-moi et pour moi c'est vrai le mois d'une nouvelle naissance le mois d'un retour Tawba le mois d'une présence à la réalité dans laquelle nous avons été créés un mois où nous retrouvons notre fitra. »

Nous sommes dans cette période de 7 jours. Au bout de 7 jours après la naissance d'un enfant, on lui donne son nom, on fait une Sadaqa, on égorge un agneau. Avec le Tawba que nous avons effectué, et que Dieu a accepté – je pense que nous pouvons certifier avec ce que nous avons vécu pendant cette nuit que Dieu a accepté de nous notre Tawba – « donc aujourd'hui nous sommes des nouveaux-nés. »

Les nouveaux-nés, si vous les observez, sont encore de l'autre côté. « Ils sont descendus sur la terre mais ils sont encore de l'autre côté c'est pour ça que la vision tout ça eux ils sont c'est pour ça que je prends cette image là ils sont à l'image de ce que nous devons être parce que ils n'ont pas encore accepté la vie et ils n'ont pas encore été souillés je dirais par la vie la vie de ce monde donc ce qui prédomine chez eux c'est leur nature et le monde duquel ils viennent. »

Avec cette nuit bénie, nous sommes aussi à cette image. Hier, Sayed Muhammad Fawzi disait : « j'ai du mal à sortir de la nuit bénie. » Mais quelqu'un qui a réussi sa nuit, c'est normal qu'il ait du mal. « C'est comme le nouveau-né c'est la même chose il voit encore avec les yeux de l'autre côté. »

Préserver l'État Spirituel à la Sortie du Ramadan

C'est pour cette raison qu'il est important, dans cette période, de préserver ce que nous avons reçu. Demander à Dieu de pouvoir sortir comme des hommes nobles de ce mois de Ramadan. « Quand je dis comme des hommes nobles ça veut dire que il faudrait relire c'est dommage que j'ai pas repris certaines invocations de l'Imam Ali Zain al-Abidine qui est le quatrième héritier de la maison de la prophétie vous verriez comment il prie Dieu et les demandes qu'il fait à la sortie du mois de Ramadan. »

Bien sûr, une nostalgie, une prière pour rester dans cette énergie du mois de Ramadan. Lorsque nous allons sortir, c'est comme retourner vers le monde. « Nous devons demander à Dieu de nous donner tous les outils qui vont nous permettre de ne pas sortir de ce mois de Ramadan. »

Comment sortir du mois de Ramadan ? Pas en étant content de recommencer à manger, de retrouver la vie d'avant. « Ça c'est une vision et c'est pas la bonne vision en tout cas c'est pas la vision de nos imams. »

Nous devons être dans l'état de celui qui quitte quelque chose de cher à son cœur, avec la crainte révérentielle – pas la peur – de retourner à l'état d'avant. Avec le sentiment et la prière que Dieu nous assiste pour préserver cet état, cette naissance, cette nouvelle vie. « Cette nuit bénie qui est une résurrection qui est un renouveau. »

« Et je sors du mois de Ramadan avec cet espoir Dieu préserve-moi préserve ce que je viens de ce que nous devons ce que nous venons de recevoir préserve ma fitra le plus possible. »

Quitter le Ramadan comme les Prophètes

Si nous quittons ainsi, nous nous donnons tout le carburant pour affronter la sortie et la nouvelle année. « Nous aurons toutes les clés en main pour réussir cette année qui s'est présenté et qui va se présenter à nous et pour laquelle Dieu a fait un décret pour chacun d'entre nous. »

Ce décret, c'est d'abord le décret de la servitude. En sortant, nous récupérons dans nos cœurs le nom par lequel nous devons servir Dieu. Inchâ'Allah, c'est la clé.

Je prie Dieu qu'il nous assiste pour quitter le mois de Ramadan comme les prophètes, les envoyés, les messagers. Au début du mois, nous disions que les prophètes avaient une manière particulière de jeûner. Le jeûne basique, c'est se priver de nourriture et de boisson, le jeûne du commun. « Mais le jeûne des prophètes était autre. »

Aujourd'hui, les prophètes et leurs héritiers ne quittaient pas le mois de Ramadan comme la majorité. Le makhla, comme on dit en marocain ou en algérien, ce n'est pas le rite pour manger. « Vous faites fausse route. Ce n'est pas le rite pour manger. C'est le rite parce que nous fêtons notre fitra. Nous fêtons notre retour à notre origine. »

Mais si vous n'avez pas vécu le mois de Ramadan comme les prophètes l'ont vécu, vous ne pouvez pas comprendre ça. « Alors vous le comprenez comme ça. Mais ce n'est pas comme ça que nous devons le comprendre. »

Conclusion

En résumé, la Nuit du Destin nous a offert un repentir profond, une nouvelle naissance spirituelle comme celle d'Adam, et ces 7 jours nous invitent à préserver notre fitra pour sortir du Ramadan avec noblesse, comme les prophètes. C'est une résurrection qui nous donne la force pour l'année à venir, en fêtant non la fin du jeûne, mais notre retour à l'origine.

« Que Dieu vous assiste, vous préserve, vous donne le courage d'être les hommes et les femmes de Dieu pour témoigner de l'universalité de la foi et répandre toutes les meilleures valeurs pour l'humanité. »

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