Les Enjeux de la Création de l'Homme et le Piège de l'Intelligence
Introduction
« Et puis il présente cet homme aux anges. Quand il présente cet homme aux anges, la réaction des anges, serviteurs de Dieu, obéissants, nous n'avons de science que ce que tu nous as donné. »
Dieu crée l'homme et le montre aux anges, et là, tout bascule. Les anges, fidèles et dociles, sont surpris par ce qu'ils voient. Ils saisissent soudain les grands enjeux de cette création. Mais qu'ont-ils compris exactement sur la nature de l'homme pour réagir comme ça ?
La Surprise des Anges et le Refus d'Iblis
Les anges s'interrogent, stupéfaits. Pourquoi cette surprise précise ? Au-delà du fait que l'homme va peupler la terre, quelque chose de fondamental change.
- Dieu dit qu'il va insuffler son esprit en l'homme.
- Puis, il ordonne à tous les anges de se prosterner devant lui, y compris Iblis.
« La différence entre Iblis, je ne sais pas si nous l'avons déjà dit, mais je le réitère, si nous l'avons déjà dit, entre la réaction d'Iblis et la réaction des anges, parce qu'elle est complètement différente. »
Les anges questionnent par surprise, mais Iblis, lui, réagit autrement. Sa surprise le pousse à se comparer. Il voit sa propre création – il est de feu, un être de lumière, lucifer, porteur de lumière – et celle de l'homme, fait de terre inerte.
« Je suis de feu, j'ai été créé de feu, et lui, cet homme-là, il a été créé de terre. On n'a rien à voir, lui et moi, je suis supérieur. »
Cette comparaison l'amène à refuser la prosternation. Les anges, eux, sont surpris parce que Dieu change les règles pour l'homme. L'homme n'a pas besoin de se mouvoir ou de temps pour recevoir de Dieu. Contrairement à eux, qui dépendent du mouvement et du temps, l'homme reçoit directement, dans l'inertie.
« L'homme est un être qui n'a pas besoin de se mouvoir pour recevoir de Dieu. Il est un être qui n'a pas besoin de temps pour recevoir de Dieu. »
Ainsi, les anges voient la puissance de l'homme : il devient le Khalifa, le représentant de toutes les créatures, au-dessus des Djinns et des anges.
Le Défi d'Iblis et la Descente sur Terre
Iblis refuse et lance un défi à Dieu. Convaincu que sa méthode est la meilleure, il demande du temps pour séduire les hommes.
« Écoute, laisse-moi un temps et tu vas voir que je vais les séduire. Et il dit comme moi j'ai été séduit ou par ce que tu m'as séduit ou ce par quoi tu m'as séduit et bien je vais les séduire. »
Vous connaissez l'histoire : biblique, dans la Tawrat, l'Injîl. Iblis suggère à Adam et Eve de goûter à l'arbre de la connaissance, promettant l'ingénuité et l'éternité.
Adam, créé dans l'innocence pure, sans expérience ni réflexion, goûte. Et là, il voit sa nudité – un aspect créaturel de lui-même qui lui apparaît, imposant contradiction et choix.
« L'arbre, qui est souvent nommé l'arbre de la connaissance, c'est-à-dire l'arbre de l'intelligence, c'était l'outil avec lequel Iblis adorait Dieu, et avec lequel il a évolué et grandi. »
Iblis veut mettre Adam dans la même condition que lui. Diabolique, intelligent. Et s'ensuit la descente sur terre – notre présence ici.
« C'est pour ça que les enjeux sont colossaux. Vous devez savoir pourquoi on s'est retrouvé ici. Qu'est-ce qu'on fait ici ? »
Sur terre, nous sommes gouvernés par les lois du temps, de l'espace et du mouvement. Mais nous n'avons pas été créés pour ça. Nous sommes faits pour l'inertie, où Dieu nous donne révélation et inspiration, sans effort de notre part.
« Parce que c'est dans l'inertie que l'homme reçoit de Dieu la révélation, l'inspiration ne se fait pas pour l'homme, parce que ce n'est pas son aspect créaturel, par une démarche, un mouvement et une intelligence. »
Avec notre corps, cerveau, cœur, nous agissons dans ce monde via ce que nous voyons, entendons, analysons. Mais le gros problème, imposé par Iblis : nous croyons que notre intelligence va nous faire réussir ici.
« C'est que nous pensons aujourd'hui que c'est notre raisonnement, notre intelligence qui va nous permettre de réussir notre vie sur cette terre. Et ceci est le plus grand des mensonges. »
Iblis, maître de l'intelligence, est tombé. Dieu a des serviteurs spéciaux, al-mukhlisîn, qui ne tombent pas dans ce piège.
La Révélation pour les Non-Intelligents et les Vrais Serviteurs
Le Coran décrit le messager comme Ummî, illétré – un indice. La révélation n'est pas pour les intelligents.
« Le Coran n'est pas descendu pour les gens intelligents. La révélation n'est pas descendue pour les gens intelligents. La foi n'est pas faite pour les gens intelligents. »
Regardez les prophètes : Adam, Noé, Moise, David, le Messager – ont-ils étudié à l'école ? Non. Ils n'utilisent pas l'intelligence pour servir Dieu.
« Vous ne savez pas qui étaient les prophètes. Dans quelle école il est allé Adam ? Et Noé ? Et Moise ? David ? Ils sont allés à l'école ? »
L'intelligence n'est pas l'apanage de l'homme ; ce n'est pas sa spécificité. Iblis nous a imposé un monde gouverné par l'intelligence, mais pour retrouver notre demeure, nous n'avons pas à l'utiliser comme ça.
Nous purifions, construisons, travaillons – c'est nécessaire ici. Mais pour être Khalifa, représentants de Dieu, l'élection divine n'est pas gouvernée par l'intelligence.
« Cette élection n'est pas gouvernée par les lois de l'intelligence. Donc, si nous utilisons l'intelligence, on fait fausse route. »
Dieu enseigne que l'intelligence est une créature qui se meut, comme dans le Hadith. Nous, nous recevons sans nous mouvoir. Nous sommes supérieurs.
« Toi l'homme, tu reçois sans te mouvoir. Tu es supérieur. Nous sommes supérieurs à l'intelligence. »
Comprendre ça, c'est le vivre. Les enjeux de la fin des temps : un groupe uni, ayant saisi la Genèse et le piège de l'intelligence. Ils se dissocient d'elle, se remettent à Dieu.
« Ils ont compris cette histoire d'intelligence qui est un piège et une séduction pour l'homme, qu'il ne peut que le faire tomber comme Iblis est tombé. »
Ils deviennent la main de Dieu, l'œil par lequel Il voit. Pas de réflexion propre ; ils désirent la vie future du Khalifa.
À la fin, Jésus et le Mahdi reviendront. Leurs compagnons agiront d'une façon qui paraîtra aberrante aux intelligents, car ils abandonnent l'intelligence.
« Pourquoi, lorsqu'ils apparaîtront, ils feront les choses qui paraîtront pour les gens qui font fonctionner l'intelligence aberrantes, parce qu'ils ne fonctionnent pas avec l'intelligence. »
Agir avec peu de confiance en son raisonnement, beaucoup en Dieu. Le résultat vient de l'intention pure, unie pour servir, descendant la miséricorde comme lumière.
« Ceux qui le suivent, c'est ceux qui suivent aussi la lumière qui est descendue avec lui. »
C'est le groupe de la fin, dans la mosquée de Damas, gouverné par les lois de la Genèse. Ils ont retrouvé leur origine, abandonné la séduction de l'intelligence.
L'Esprit et l'Ordonnance Divine
Dieu insuffle l'esprit en l'homme – un décret, une ordonnance sans mouvement.
« Cet esprit dont il est question dans le livre et que Dieu dit, et il te demande, c'est quoi l'esprit ? Et Dieu de dire, dit c'est un décret. C'est une ordonnance. »
L'intelligence doit s'effacer face à l'esprit. Le Khalifa ordonne, comme Salomon avec le trône : pas par force des Djinns, mais par science du livre, sans mouvement.
« Comment c'est que Salomon, il n'est pas, se poser la question, mais pourquoi Salomon, il n'a pas su, il n'a pas. Non, c'est une ordonnance de Dieu. »
Conclusion
En résumé, la création de l'homme met en lumière sa supériorité : inertie pour recevoir la révélation, loin du piège de l'intelligence qui fit tomber Iblis. Sur terre, nous luttons contre cette séduction pour redevenir Khalifa, unis dans la foi pure à la fin des temps, guidés par l'esprit divin.
« L'intelligence doit être abolie face à l'esprit, l'ordonnance. »






