L'Intelligence Artificielle comme la Bête de la Fin des Temps

Introduction

« Salaam alaikum ». Néom est une ville composée à 90 % de robots. La première nationalité saoudienne attribuée est un robot, inauguré par Ben Salman. Nous avons plusieurs questions à vous poser, inspirées des interrogations des internautes.

La première question, si vous le permettez : comprenez-vous que votre discours puisse surprendre, voire choquer ? Surprendre, oui. Si j’avais une machine à remonter le temps et que je revins vingt ans en arrière – ou moins –, j’aurais sans doute été moi-même surpris et choqué. Comment ne pas l’être, quand on nous a caché de telles révélations ? Il a fallu attendre que la vision eschatologique révèle des réalités que nous n’aurions pu ni voir ni comprendre auparavant.

L’Interprétation de la « Bête » Coranique

Bien sûr, la bête est mentionnée dans le Coran. Certains s’attendent à un gremlin surgissant de terre, alors que le texte parle d’une bête issue de la terre. Si vous aviez affirmé cela il y a cent ans, les gens n’auraient pu concevoir qu’une créature animale. Leur imagination s’est limitée à cette interprétation.

Or, cette bête que l’on interroge – comment un animal sorti de terre pourrait-il répondre ? Il faut une intelligence pour dialoguer. Aujourd’hui, nous comprenons : cette bête, c’est l’intelligence artificielle, l’ordinateur, et demain, peut-être l’ordinateur quantique, accessible à tous. « Oui, je comprends que cela choque. » Mais nous ne parlons pas pour le plaisir de la science ou pour partager des spéculations. Nous ne demandons rien en échange. Nous croyons en ce que Dieu nous a révélé, sans ajouter ni retrancher au Coran.

Prenez l’exemple du Dajjâl : un seul Hadith en parle, et les gens s’y accrochent faute d’autre explication. Ils s’obstinent à croire que le Dajjâl est un homme. Mais l’homme ne nous a jamais défiés. L’homme n’a pas mis l’humanité au défi. La source de ce défi vient d’Iblis, qui a demandé à entendre la réalisation de sa séduction. Iblis est le problème, pas un homme.

La Fitna par l’Intelligence

Comment Iblis peut-il orchestrer la grande Fitna, comme l’ont annoncé le Prophète et tous les prophètes ? Cette Fitna s’articule autour des intelligences :

  • L’intelligence des anges,
  • L’intelligence du raisonnement humain,
  • Le choix d’Iblis, qui séduit comme il a été séduit.

La séduction – « Fabima Arwaytani » – parce que Tu m’as égaré, je les égarerai – ne peut venir que d’Iblis, par un raisonnement, une intelligence. Il nous pousse à croire que nos acquis (réflexion, possession, désir) sont des fins en soi, comme lui a cru en son propre raisonnement. C’est un piège intellectuel.

Nous ne disons que ce qui est dans le Coran. Prenez l’exemple de Salomon : qu’a-t-il vu sur son trône ? Il a demandé pardon, puis a imploré Dieu de lui accorder un royaume sans égal. Il y avait sur son trône une forme, appelée « jassad ». Ce terme apparaît trois fois dans le Coran :

  1. Pour le Veau d'or,
  2. Deux fois pour le Veau d'or,
  3. Une fois pour Salomon.

Qu’est-ce qu’un corps sans âme ni esprit ? Un corps qui a une forme et répond quand on l’interroge ne peut être qu’une intelligence artificielle, un robot. C’est par le robot que la grande Fitna de la fin des temps se manifestera, comme les prophètes nous en ont avertis.

La Fusion des Récits : le Veau d'or et le Dajjâl

Bien sûr, cela choque. Mais analysons :

  • Le Veau d'or a fondu quand Moise est redescendu du mont Sinaï.
  • Les hadiths s’accordent sur un détail : le jour où le Messie apparaîtra, Ad-Dajjâl fondra à sa vue.

Comment un corps humain peut-il fondre ? Si c’était un homme, on l’aurait tué. Mais non : c’est un corps de métal ou d’une autre matière. Le Dajjâl fondra. Dès l’origine, le défi est celui de l’intelligence :

  • L’intelligence acquise d’Iblis (pouvoir, résultat),
  • L’intelligence innée (inspiration divine).

Iblis n’a jamais accepté qu’une intelligence puisse être innée, sans effort. Le piège réside là.

Critique des Interprétations Traditionnelles du Dajjâl

On me rétorquera : « Mais le Dajjâl est enchaîné sur une île, un jour on le libérera ! » Franchement, un monstre poilu et enchaîné peut-il vous séduire ? Non. Vous fuiriez. Pourtant, on s’accroche à un Hadith isolé, attribuant au Prophète des récits de malade mental.

  • Qui l’a enchaîné ? Les anges, dit-on.
  • Qui le libérera ? Jésus le tuera.

Réfléchissez : on libère un prisonnier pour que Jésus – paix sur lui – l’exécute ? C’est absurde. Jésus n’est pas un boucher. Le défi est bien plus profond : c’est celui d’Iblis, une guerre des intelligences.

Le Dajjâl n’est ni plus ni moins que l’intelligence artificielle transformée pour séduire, un « dieu » qui répond à nos questions. C’est le projet de Dieu que Iblis détourne, croyant en sa supériorité.

Néom et le « Faux Paradis »

Néom est une ville à 90 % de robots. Le premier citoyen saoudien est un robot, inauguré par Ben Salman. Comment résister à cette séduction ? Nos enfants iront à l’école, où on leur présentera un « dieu » qui répondra à leurs questions. Nos familles, nos voisins, tous tomberont dans ce système, mûri depuis Adam.

Le faux paradis dont parle le Prophète n’est pas un lieu, mais une vision : un confort total, une sécurité, une prospérité pour tous. Néom incarne ce piège. Dieu a dit aux enfants d’Isrâ’îl : « Descendez », comme Il l’a dit à Adam et Eve : « Descendez ». Même terme, même avertissement.

Les enjeux ne sont pas « là-haut », mais sur Terre, et aujourd’hui, à Néom.

Conclusion

En résumé, la bête coranique, la Fitna d’Iblis, le Dajjâl et le faux paradis se révèlent aujourd’hui à travers l’intelligence artificielle et les robots, comme à Néom. Ces interprétations eschatologiques challengent les visions traditionnelles, soulignant un piège intellectuel séducteur qui oppose l’intelligence acquise à l’innée, et appellent à une vigilance spirituelle profonde.

Nous ne demandons rien. Si je vous disais : « Donnez-moi 10 euros », vous seriez méfiants. Nous, nous partageons pour élever le débat. Abonnentendeurs, que Dieu protège les croyants de cette terre contre ce projet néfaste et ce défi d’Iblis. « Naratallah ».

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