Le Piège de l'Adoration : Ne Pas Tomber Comme Iblis
Introduction
« Et le piège dans lequel nous ne devons pas être séduits. Eh bien, nous ne devons pas être séduits par ce que nous faisons. Si nous sommes séduits par ce que nous faisons, alors nous tombons dans le même piège dans lequel Iblis est tombé. »
Ce sujet nous plonge au cœur de notre foi, dans l'histoire de la Genèse partagée par les trois grandes religions monothéistes. Il nous fait remonter aux origines de l'homme, pour comprendre ce que nous faisons sur cette terre et les pièges à éviter.
L'Histoire de Iblis et Sa Chute
Iblis fut un adorateur zélé de Dieu pendant plus de 6 000 ans, selon un Hadith. Imaginez : 6 millénaires d'adoration, bien plus que nos 70 ou 100 ans sur terre.
- Il se trouvait parmi les anges, au plus haut niveau, apprenant quotidiennement de Dieu et recevant sa lumière.
- Pourtant, son succès apparent mena à sa perte : « Iblis, on va lui commander de se prosterner devant Adam. »
Dieu ordonna à tous les anges, Iblis inclus, de se prosterner devant Adam. Iblis refusa et tergiversa avec Dieu : « Comment me prosternerais-je devant celui que tu as créé de terre, alors que moi j'ai été créé de feu. »
C'est là son erreur monumentale : penser qu'il est au-dessus, en comparant sa création au feu avec celle d'Adam à la terre. Son calcul personnel le fit chuter.
Les Pièges pour l'Humanité
Suite à son refus, Dieu déclara Iblis perdant, destiné à l'enfer. Iblis demanda un délai : « Al-Waqtil Ma'aloum », un temps accordé jusqu'au Jour du Jugement.
Il jura alors de séduire tous les humains, sauf « tes serviteurs min'hum al-mukhlasûn », ceux parvenus au plus haut niveau du tawḥīd, la pureté de l'unicité divine.
- Dieu nous enseigne cette histoire pour nous construire la foi et éviter la chute d'Iblis.
- « Dieu, il n'a rien omis dans le livre. »
Le problème d'Iblis ? C'est Dieu lui-même, car il n'accepta pas son commandement. Aujourd'hui, notre problème est Iblis : « Dieu nous dit que Iblis est notre ennemi et nous devons le prendre comme un ennemi. »
Si nous ne le voyons pas comme tel, il nous contrôle et nous séduit. « Descendez tous, ennemis les uns des autres », dit Dieu.
L'étude de cette histoire nous alerte sur les pièges subtils, car nous adorons Dieu dans la même condition qu'Iblis autrefois.
Exemples Historiques et Modernes
Cette chute se répète dans l'histoire humaine. Prenez Pharaon : entouré de conseillers experts de l'univers, il monta au pouvoir comme Iblis à son niveau.
Il osa déclarer : « Je suis moi, c'est moi votre Dieu le plus grand. » Il s'associa à Dieu, prenant sa place par prétention.
- Est-ce si simple de juger ? Avez-vous vécu le pouvoir de Pharaon ?
- Tout homme qui fait des efforts risque la même prétention : « Moi j'ai ce que j'ai parce que j'ai fait des efforts pour avoir ça. »
Aujourd'hui, l'Occident, mené par les États-Unis, incarne ce piège. Ils dominent par la technologie et le pouvoir, allant au-dessus du droit international et de l'ONU qu'ils ont créés.
- Par leurs actions, ils disent : « Je suis votre Seigneur le plus grand. »
- Ils justifient même : « C'est Dieu qui leur a donné ce pouvoir-là. »
C'est le modèle typique : efforts humains menant à la domination sans scrupule.
L'Intention dans l'Adoration
Dans l'islam, la Charia impose prières, obligations et interdits, plus des actes surérogatoires. Mais l'intention compte : « Dans quelle intention nous les faisons ? »
- Faisons-nous ces efforts pour nous sauver par nos mérites, comme Iblis ?
- Ou pour être serviteurs de Dieu, pour nous purifier ?
« Vous devez faire des efforts mais quand vous faites ces efforts, vous ne les faites pas pour obtenir le résultat. Vous les faites pour être fidèle au commandement de Dieu. »
Tout est entre les mains de Dieu. Dans le fort intérieur : « Tu sais très bien que ce qui va primer, c'est le choix divin. Tu n'es que le fruit du choix divin. »
Les efforts purifient, mais le but n'est pas la transformation personnelle : c'est être le choix de Dieu.
« Tes efforts ne te servent à rien mais il n'y a que le choix qui est celui de Dieu qui va être la véritable réussite. »
Le Choix Divin et la Justice de Dieu
Dieu choisit ses prophètes et serviteurs : Adam, Moise, Jésus. C'est l'élection divine, pas un vote humain : « Istafā ? C'est-à-dire Dieu, il a choisi, il a fait une élection. »
Nous ne pouvons juger Dieu : « Dieu agit avec justice sur ses créatures. » Mais la créature ne porte pas de jugement sur Dieu.
Iblis jugea : injustice de créer Adam de terre et lui de feu. Nous risquons le même piège en pensant pouvoir évaluer les choix divins.
« Dieu fait ce qu'il veut. Il n'y a que le choix de Dieu. »
Croire en la justice divine, c'est accepter ses choix sans questionner. Sinon, nous tombons comme Iblis.
Cette conscience mène à la modestie : « Nous ne pouvons la vivre, cette modestie, que si nous vivons véritablement ce thème de cette analyse, qu'il n'y a que le choix de Dieu. »
Conclusion
En résumé, l'histoire d'Iblis nous met en garde contre la séduction de nos efforts : adoration zélée sans soumission au choix divin mène à la chute, comme chez Pharaon ou dans le pouvoir moderne. Prenez Iblis pour ennemi, adorez pour plaire à Dieu seul, et acceptez que tout dépend de son élection. Cela forge la foi et évite les pièges.
« Puissions-nous être son choix. »






