Versets Cités (1)

وَمَآ أَرْسَلْنَـٰكَ إِلَّا رَحْمَةً لِّلْعَـٰلَمِينَ

wamā arsalnāka illā raḥmatan lil'ʿālamīna

Traduction :
Muhammad Hamidullah
Rachid Maach
Centre International Nur

Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers.

Introduction

Ce discours nous invite à plonger dans l'essence de la foi pendant le Ramadan, en mettant l'accent sur le rôle central du cœur. Il s'agit de transcender le raisonnement pour embrasser une réalité spirituelle plus profonde, surtout en cette période bénie.

Le Hadith des Anges et du Trône

Un Hadith qudsî illustre cette idée : « Lorsque Dieu a créé la création, il a créé 70000 anges et il a dit à ses anges : "Faites mes louanges et sacralisez-moi ou sanctifiez." Glorifiez-moi et sanctifiez-moi. »

Les anges obéissent étape par étape. D'abord, ils glorifient et sanctifient Dieu. Puis, ils tournent autour du trône. Enfin, Dieu ajoute : « Glorifiez-moi, sanctifiez-moi, tournez autour du trône, priez sur Muhammad et la famille de Mohammed et supporter ou portez mon trône. »

« Sal Mohammed Mohammed. Or, les anges ont sanctifié Dieu, ils l'ont glorifié. Ils ont tourné autour du trône, ils ont prié sur le messager de Dieu et sa famille et ils ont porté le trône. »

Ce récit montre comment l'invocation du Prophète et de sa famille rend possible ce qui était impossible, soulignant leur rôle essentiel.

Les Prophètes comme Miséricorde

« Mes frères, mes sœurs, Dieu nous a fait grâce de ces prophètes. Le premier étant Adam, que la paix de Dieu soit sur lui et tous les prophètes qui ont suivi. C'est une miséricorde. Ils sont une miséricorde tous. pour nous, mais surtout le messager de Dieu qui est la miséricorde pour tous les mondes. »

Le Messager est indissociable de sa famille : « Ce messager qui est indissociable de sa famille. Ils sont partie intégrantes du message. C'est pour ça qu'on les appelle, les gens de la demeure prophétique. »

Le savoir vient non seulement des hadiths, mais d'une réalité atemporelle : « la réalité du messager de Dieu et des Ahl al-Bayt, elle est en dehors du temps. Elle est en dehors de ce que nous avons pris pour acquis avec le raisonnement. »

Foi versus Croyance : Au-delà du Raisonnement

La différence est claire : « le messager de Dieu et les Ahl al-Bayt. Soit nous sommes de ceux qui ont la foi en eux, soit nous sommes de ceux qui croient en eux. Croire c'est complètement différent. Celui qui croit, c'est une opinion. Il pense que celui qui a la foi, c'est un autre code complètement différent. »

Dieu demande d'aimer le Messager et les Ahl al-Bayt dans leur essence spirituelle : « Lorsque Dieu nous demande de l'aimer et que son amour passe par l'amour du messager et des bait, ne pensez surtout pas que c'est les personnes physiques que vous aimez ou qu'on vous demande d'aimer, même si c'est une part de la réalité, mes petites. En réalité, c'est un esprit, c'est une vie, c'est quelque chose qui dépasse le raisonnement, l'entendement, l'espace. et le temps. »

Imaginer vivre à l'époque du Prophète : certains voient juste un homme, d'autres la lumière de la foi. « Certains ont été pénétrés par la foi. Certains ont été pénétrés par la lumière diffuse qui sortait de la personnalité du messager de Dieu. »

La Seconde Décade : Passer au Niveau du Cœur

La première décade visait à abandonner le raisonnement : « Nous avions dit que la première décade, c'était celle qui devait en particulier cette année euh nous permettre de faire des efforts pour abandonner tout raisonnement. »

Maintenant, la seconde décade, liée à l'Évangile révélé à Jésus : « L'Évangile Jésus Issa Maryam que la paix de Dieu soit sur eux qui représente la poitrine de l'homme la poitrine où Dieu y a logé ce que l'on nomme le cœur. »

Le cœur est primordial pour la foi : « Lorsque nous sommes au niveau du raisonnement, nous sommes au niveau de l'opinion. Nous sommes plus prédisposés à tomber les pieds dans les pièges de Satan et d'Ibliss. »

Dieu dit : « Dites que vous êtes musulman, mais ne dites pas que vous avez la foi jusqu'à ce que la foi pénètre vos cœurs. » La foi se loge dans la poitrine.

Le jeûne libère les sens du cœur : « Le jeûne, comme nous le disions la dernière fois, nous apprend en dehors de la privation de la nourriture et de la boisson. Il nous apprend à ne plus regarder le monde avec ce qui est apparent, avec nos cinq sens. »

Le cœur a ses propres sens : « Le cœur voit, le cœur entend, le cœur goûte, et cetera, et cetera. »

Le Cœur dans le Coran : Frémir aux Signes de Dieu

Dieu décrit les gens du cœur : « Ce sont ceux, il parle de ceux plutôt que lorsqu'ils entendent les signes de Dieu, alors ils frémissent. »

Ils vivent les signes : « Là où les gens voient un signe raisonnable d'une possible réalité, eux ils vivent la cette réalité-là et il la voi ils en deviennent les témoins. »

Monter au cœur, c'est aimer le Messager profondément : « Monter au niveau du cœur, mes frères et mes sœurs, c'est monter au niveau de ceux qui se regardent avec l'amour du messager de Dieu et des gens de la demeure prophétique. »

Les termes coraniques : qalb, fu'ad, sadr. « Lorsque Dieu nous dit, ne réfléchissent-il pas ? Ne médit-il pas ? Ne recherchent-il pas sur le livre le Coran ou leurs cœurs sont-ils scellés ? »

Le qalb transforme : « Il y a quelque chose de beau dans kalbe kaf lem. C'est la racine du mot. l'as celui qui retourne celui qui transforme celui qui qui fait une alchimie. »

La Fâtiha et la Réalisation de l'Homme

Dans la Fâtiha, « malik i yawmi d-dīn » : « C'est traduit par la majorité comme ça. Mais dine, qu'est-ce que c'est que dine ? »

Dine est l'islam accompli : « Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion et j'ai parachevé sur vous mon bienfait et j'agrae pour vous l'islam comme étant votre religion. »

L'islam est la source abrahamique : « Quand Dieu d, il dit dine islam et muslim, il faut penser à notre père Abraham. »

Malik i yawmi d-dīn signifie Dieu comme roi du cœur : « Dieu est en train de nous dire et là le Fâtiha elle prend une autre dimension que Dieu est véritablement Dieu lorsqu'il est le suerin, le gouverneur, le roi du trône du cœur. »

Libérer le cœur comme la Ka‘ba : « si nous sommes fidèles au commandement de Dieu qui nous demande de libérer nos cœurs, libérer la Ka‘ba des idoles, c'était une des premières choses que le messager a fait. »

Ainsi, on devient à l'image des prophètes : « Nous devenons à l'image des prophètes. Nous devenons à l'image du messager. Nous devenons à l'image des Ahl Bit. »

Les grands hommes perçoivent avec le cœur : « Ils voient, ils entendent, ils goûtent avec le cœur et le cœur bat pour la révélation et le cœur les fait frémir pour la révélation. »

Conclusion

Ce discours nous guide vers une foi ancrée dans le cœur, en abandonnant le raisonnement pour goûter la réalité spirituelle du Messager et de sa famille, surtout pendant la seconde décade du Ramadan. Le jeûne libère les sens du cœur, nous permettant de frémir aux signes de Dieu et de réaliser notre être véritable, comme dans la Fâtiha où Dieu est le Roi du Jour du Jugement, souverain de nos cœurs.

« Le cœur ne ment pas. »

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