À propos de la sourate Jonas

Numéro

10

Nom arabe

يونس

Versets

109

Révélation

Médinoise

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3

10
Jonas
Sourate 10 - Verset 90

۞ وَجَـٰوَزْنَا بِبَنِىٓ إِسْرَٰٓءِيلَ ٱلْبَحْرَ فَأَتْبَعَهُمْ فِرْعَوْنُ وَجُنُودُهُۥ بَغْيًا وَعَدْوًا ۖ حَتَّىٰٓ إِذَآ أَدْرَكَهُ ٱلْغَرَقُ قَالَ ءَامَنتُ أَنَّهُۥ لَآ إِلَـٰهَ إِلَّا ٱلَّذِىٓ ءَامَنَتْ بِهِۦ بَنُوٓا۟ إِسْرَٰٓءِيلَ وَأَنَا۠ مِنَ ٱلْمُسْلِمِينَ

wajāwaznā bibanī is'rāīla l-baḥra fa-atbaʿahum fir'ʿawnu wajunūduhu baghyan waʿadwan ḥattā idhā adrakahu l-gharaqu qāla āmantu annahu lā ilāha illā alladhī āmanat bihi banū is'rāīla wa-anā mina l-mus'limīna

Muhammad Hamidullah

Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit: «Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les enfants d'Israël. Et je suis du nombre des soumis».

Rachid Maach

Nous avons fait traverser la mer aux fils d’Israël, suivis par Pharaon et son armée qui, poussés par leur haine et leur iniquité, s’étaient lancés à leur poursuite. Sur le point d’être englouti, Pharaon dit : « Je reconnais qu’il n’est d’autre dieu que Celui auquel croient les fils d’Israël et je suis de ceux qui Lui sont soumis. »

Centre International Nur

Nous fîmes franchir la mer aux Enfants d’Israël. Pharaon et ses soldats les poursuivirent alors, acharnés et hostiles. Quand il fut sur le point de se noyer, (Pharaon) s’écria : « Je crois qu’il n’y a d’autre dieu que Celui en Qui ont cru les Enfants d’Israël, et je suis du nombre des Soumis. »

Article citant ce verset (1)

La Foi Vivante : Être Façonné par l'Inspiration Divine et le al-al-ghayb
La Foi Vivante : Être Façonné par l'Inspiration Divine et le al-al-ghayb

Ce verset est cité pour rappeler, au creux même du récit de Moise et Pharaon, que la Révélation est vivante et capable de transformer un cœur jusque dans son dernier souffle ; placé dans la rubrique « Le Dieu Vivant et Sa Révélation Continue », il éclaire comment, noyant, Pharaon prononce l'attestation du Dieu de Moise, geste dramatique qui illustre que la parole divine traverse le temps et les âmes bien au-delà des discours humains. Il est invoqué pour opposer la puissance de l'inspiration au raisonnement d'Iblis : alors que la logique construit l'ego et ferme la poitrine, la révélation franchit le voile et façonne l'être, provoquant un retournement intérieur même chez l'irréductible. Spirituellement, ce verset joue le rôle de preuve vivante que le al-al-ghayb façonne, qu'il existe une vie intérieure révélatrice, et qu'il faut chercher l'ilhâm et le Tadabbur pour devenir, comme Moise, reflet du Vivant plutôt que simple créature de raison.