À propos de la sourate La famille de 'imran
Numéro
3
Nom arabe
آل عمران
Versets
200
Révélation
Médinoise
Articles liés
38
كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِٱلْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ ٱلْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِٱللَّهِ ۗ وَلَوْ ءَامَنَ أَهْلُ ٱلْكِتَـٰبِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُم ۚ مِّنْهُمُ ٱلْمُؤْمِنُونَ وَأَكْثَرُهُمُ ٱلْفَـٰسِقُونَ
kuntum khayra ummatin ukh'rijat lilnnāsi tamurūna bil-maʿrūfi watanhawna ʿani l-munkari watu'minūna bil-lahi walaw āmana ahlu l-kitābi lakāna khayran lahum min'humu l-mu'minūna wa-aktharuhumu l-fāsiqūna
Muhammad Hamidullah
Vous êtes la meilleure communauté, qu'on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers.
Rachid Maach
Vous êtes la meilleure nation suscitée aux hommes. Vous incitez les autres à la vertu et condamnez le vice, tout en croyant en Allah. Il serait préférable pour les gens du Livre d’avoir eux aussi la foi. Certains, parmi eux, sont devenus croyants, mais la plupart refusent obéissance à Allah.
Centre International Nur
Vous êtes la meilleure communauté qui ait jamais surgi pour les hommes. Vous prescrivez le convenable, proscrivez le condamnable et croyez en Allah. Et si les gens du Livre croyaient, cela serait bien meilleur pour eux. Il en est qui, certes, croient, mais la majorité sont des dépravés.
Articles citant ce verset (2)

Ce verset est cité pour rappeler avec douceur et autorité notre responsabilité collective : il surgit en ouverture de l’article comme une injonction vivante à être témoins par la communication, nous appelant à ordonner le bien, interdire le mal et à croire ensuite, comme si l’action préparait et faisait grandir la foi. Dans le texte il est évoqué au cœur d’un fil narratif qui lie l’exemple de Moise à notre quotidien — on a tous quelque chose entre les mains, un don apparent pour servir Dieu — et le verset est mobilisé pour légitimer cette posture active : parler, dénoncer, unir, ne pas rester passif. Son rôle spirituel est d’établir le critère de la vraie foi : la communauté la meilleure n’est pas celle qui se contente de croire en silence, mais celle qui communique le bien, défend les opprimés et transforme ses dons en service conscient, collectif et engagé, mes frères et mes sœurs.

Ce verset est cité pour ramener au cœur de la parole la destinée que nous avons perdue : placé après la dénonciation des dirigeants corrompus et de la trahison de Bayt al-Maqdîs, il revient comme un écho, un rappel doux et sévère que nous fûmes choisis pour ordonner le bien, interdire le blâmable et croire en Dieu sans associateurs, et que cette vocation n’appartient ni aux puissances ni aux idéologies humaines. Ici il sert d’aiguillon spirituel — non pour blâmer gratuitement, mais pour réveiller une conscience anesthésiée — en opposant l’idéal divin à la réalité des mouchrikines et des compromis politiques; il légitimise l’appel à l’unité, à la quête des Asbat et à la réparation du temps, donnant au discours son assise théologique : nous ne sommes pas une nation par statut, mais par mission, et retrouver cette mission, c’est restaurer notre honneur et notre salut.
