À propos de la sourate Les bestiaux
Numéro
6
Nom arabe
الأنعام
Versets
165
Révélation
Médinoise
Articles liés
13
وَهُوَ ٱلَّذِى جَعَلَكُمْ خَلَـٰٓئِفَ ٱلْأَرْضِ وَرَفَعَ بَعْضَكُمْ فَوْقَ بَعْضٍ دَرَجَـٰتٍ لِّيَبْلُوَكُمْ فِى مَآ ءَاتَىٰكُمْ ۗ إِنَّ رَبَّكَ سَرِيعُ ٱلْعِقَابِ وَإِنَّهُۥ لَغَفُورٌ رَّحِيمٌۢ
wahuwa alladhī jaʿalakum khalāifa l-arḍi warafaʿa baʿḍakum fawqa baʿḍin darajātin liyabluwakum fī mā ātākum inna rabbaka sarīʿu l-ʿiqābi wa-innahu laghafūrun raḥīmun
Muhammad Hamidullah
C'est Lui qui a fait de vous les successeurs sur terre et qui vous a élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu'Il vous a donné. (Vraiment) ton Seigneur est prompt en punition, Il est aussi Pardonneur et Miséricordieux.
Rachid Maach
C’est Lui qui, génération après génération, vous a fait peupler la terre, élevant certains d’entre vous au-dessus des autres afin de vous éprouver par ce qu’Il vous a attribué. Si ton Seigneur est prompt à châtier, Il est aussi Très Clément et Très Miséricordieux.
Centre International Nur
Et c’est Lui Qui a fait de vous des régents sur terre, et Qui vous a élevés en degrés les uns au-dessus des autres, pour vous éprouver par cela même qu’Il vous a donné. Ton Seigneur est prompt à punir, mais Il est aussi Absoluteur et Tout Miséricordieux.
Articles citant ce verset (2)

Ce verset est cité pour ancrer, dans la réflexion sur le Khalīfa, la distinction essentielle entre une vice‑gérance céleste et une vice‑gérance terrestre : placé au cœur du chapitre consacré au Khalīfa, il intervient comme un rappel que Dieu a fait des peuples des Khalā’if se succédant les uns aux autres, une fonction qui n’est pas la perfection du Khalīfa céleste mais une mise à l’épreuve dans le temps. Il est cité pour montrer pourquoi l’exemple des royaumes et des nations ne doit pas être confondu avec la vocation spirituelle première d’Adam : ce Khalīfa terrestre porte la marque du défi d’Iblis, des limites de la science et de l’orgueil, et sert à tester comment l’homme agit. Spirituellement, sa place dans le texte est de ramener l’homme à l’humilité, à la responsabilité et à la conscience que gouverner la terre est un examen moral, un appel à renoncer à l’illusion du faux paradis et à rejoindre la chevalerie spirituelle loyale à Dieu.

Ce verset est cité pour poser, au cœur de la réflexion, la réalité simple et douloureuse de notre condition : il surgit précisément dans la section qui explique le *Khalifa* au pluriel, comme preuve de la vocation de l’homme à être *khulafâ’* sur la terre, élevé en rangs et mis à l’épreuve par ce qui lui a été donné; il est nommé là pour rappeler que cette autorité terrestre est un test, qu’elle porte en elle la tentation et la responsabilité, et qu’elle s’accompagne d’une double possibilité — la sévérité d’un châtiment prompt et l’ouverture d’un pardon miséricordieux — qui encadre nos choix. Spirituellement, le verset joue le rôle d’un miroir : il situe le *Khalifa* terrestre dans la tension entre pouvoir et épreuve, il légitime l’idée d’une humanité testée face au défi d’*Iblis*, et sert de fondement théologique à la distinction que l’article trace entre ce mandat limité et le *Khalifa* céleste.
