Introduction
« Un serviteur de Dieu est sorti du temps d'Iblis, il n'est pas affecté par la séduction d'Iblis. »
Aujourd'hui, j'aimerais aborder un sujet important pour tous ceux qui ont foi aux Signes de Dieu, en la Révélation, au Jour dernier et en la Finalité, que Dieu a voulue pour l'homme. Il nous a tellement donné. Il nous a donné les Livres, les Messagers. Il nous a donné les "Asbat" et Il nous a donné Ses serviteurs. Je me suis toujours demandé qu'est-ce que c'est que de servir Dieu ? Qui sont les Serviteurs de Dieu ?
Qu'est-ce qu'un Serviteur de Dieu ?
Nous savons qu'ils sont présents aujourd'hui avec nous. Qu'ils sont présents dans chaque temps, dans chaque époque, et qu'ils travaillent avec la Balance pour réparer notre monde et les injustices que nous subissons.
Que signifie être un Serviteur de Dieu ? Nous savons que la spécificité des Serviteurs de Dieu, est de servir Dieu selon Sa volonté. Pouvons-nous atteindre ce degré de servitude ?
Aujourd'hui, nous avons l'impression que le fait de réaliser, par exemple, des vidéos, c'est servir Dieu. Que le fait de donner à un pauvre, nous sommes au service de Dieu. Parce que nous agissons tel que Dieu nous l'ordonne dans Ses commandements, alors, nous servons Dieu. Mais est-ce suffisant pour servir Dieu ? Est-ce que c'est cela servir Dieu ?
Quand je dis servir Dieu : je parle des "Salihin", des "Réformateurs", je parle de ceux qui servent Dieu, lorsqu'ils réparent notre monde en faisant des œuvres réparatrices.
Un serviteur de Dieu est en dehors du temps d'Iblis. Un serviteur de Dieu est porté par l'Esprit. Il est uniquement animé par la volonté de Dieu. Un serviteur de Dieu a purifié son âme de toutes les impuretés qu'elle peut avoir à travers le temps d'Iblis. Un serviteur de Dieu ne se nourrit que de l'Éternité.
Un serviteur de Dieu a dépassé le degré du "Moi", du "Je", du "Nous", pour atteindre le degré du "Lui", de Dieu le troisième "Tawhid", "Unicité". Un serviteur de Dieu n'a pas de personnalité propre. Un serviteur de Dieu n'a pas d'ego.
Par cela, nous comprenons qu'un Serviteur de Dieu est sur la voie droite, qu'il est l'exemple à suivre et nous devons aller vers cette servitude.
Les Trois Degrés de la Servitude à Travers l'Histoire de Moïse et Khidr
J'aimerais vous conter l'histoire du serviteur de Dieu qui nous est révélé dans la Révélation. Nous avons déjà parlé de son histoire, mais je voudrais l'exprimer à travers la servitude et les œuvres réparatrices. Cette histoire se trouve dans la Sourate La Caverne, c'est l'histoire de Moïse et de Khidr, ou de Moïse et du Serviteur de Dieu, ou de Moïse et du serviteur qui répare, qui fait des œuvres réparatrices.
Nous avions vu les trois degrés de cette histoire et nous devons également l'appliquer dans les trois degrés de la servitude.
Premier Degré : Servir le Pauvre
Premier degré : Servir le pauvre, se mettre au service des pauvres. Ne comprenez pas le pauvre au premier degré. Le pauvre est celui qui n'a pas les bienfaits de Dieu et le Serviteur de Dieu participe à donner les bienfaits de Dieu à ceux qui sont pauvres, la nourriture, par exemple.
À travers la première histoire de Khidr et de Moïse, nous voyons qu'il détériore un bateau pour que le roi ennemi ne s'en accapare pas, afin que les pauvres puissent le réparer et subvenir à leurs besoins, pour qu'ils puissent se nourrir de ce que Dieu leur a destiné.
Le premier degré de la servitude, est de donner aux pauvres. Dieu dit dans la Révélation : « Et de ce qu'Il leur donne, ils le distribuent. »
Premier degré : prendre conscience que rien ne vous appartient. Que tout ce que Dieu vous donne, c'est pour le distribuer et le donner afin de participer à travers ces actions réparatrices à l'Œuvre de Dieu. Ils agissent en ce sens dans le temps d'Iblis et dans le temps de la présence.
Deuxième Degré : Protéger de l'Égarement
Mais le deuxième niveau de compréhension de servitude nous amène également à comprendre qu'ils travaillent et agissent par des œuvres réparatrices pour nous empêcher de nous égarer. C'est la deuxième histoire de Khidr et de Moïse avec l'enfant qui risquait d'égarer ses parents.
Nous devons tous travailler dans cette servitude afin de vouloir protéger et de ramener vers la droiture à travers un témoignage, des actions de tous les jours, à travers des prières et des invocations. Redonner la dimension de la communauté des croyants vers plus de rectitude, vers plus de droiture et la ramener un peu plus tous les jours vers le chemin de la droiture.
Troisième Degré : Préserver la Destinée des Orphelins
C'est la deuxième histoire de Khidr et de Moïse. Et la troisième histoire, celle qui nous parle des deux orphelins et des actions que nous devons mener afin que ce que Dieu a destiné à l'homme et à ces deux orphelins, leur soit préservé et leur soit destiné.
À travers ces deux orphelins, c'est de la destinée de l'homme qu'il est question. Dieu a destiné à l'homme le "Khalifa" et Il a destiné à ces deux orphelins le "Khalifa", "Représentant de Dieu". Ces deux orphelins qui, je le répète, sont le Messie, fils de Marie, et l'Imâm du temps, le Mahdi, fils de Fatima.
C'est à travers ces trois histoires que nous comprenons qu'elles sont les œuvres réparatrices que Dieu nous demande. Car ce sont les œuvres réparatrices qu'Abdel Salah (Khidr) a accompli et qui nous sont racontées dans son histoire. Trois œuvres réparatrices, trois dimensions d'une même œuvre réparatrice. Le pauvre, l'égaré et l'orphelin.
La Sourate du Jour Levant : Confirmation des Œuvres Réparatrices
Mais ce qui est magnifique et formidable dans la Révélation et dans cette histoire, et qui n'est peut-être pas apparent à première vue, c'est qu'll nous donne à travers ces trois histoires, le moyen pour l'homme d'aller vers l'action réparatrice et d'aller vers ce qu'il veut être pour servir Dieu.
Pour cela, j'aimerais revenir sur une autre Sourate de la Révélation. Une Sourate qui vient confirmer l'histoire de Khidr et de Moïse. Cette Sourate est "le Jour Levant". C'est une petite Sourate où Dieu nous dit : « Par le jour levant. »
Mais il faut comprendre que lorsque Dieu nous dit : par le jour levant, cela signifie que le jour levant est une journée qui se lève pour que l'homme œuvre. Comme nous l'avions vu dans la série de Dhûl-Qarnayn où le jour prend la forme de l'œuvre des hommes. Lorsque Dieu nous dit, par le jour levant, Il nous dit par l'œuvre que vous devez accomplir.
Puis, Il continue et Il nous dit : « Et par la nuit, lorsqu'elle enveloppe tout. » Pourquoi Dieu nous dit, un jour qui se lève et tout de suite après, Il y met la nuit ? Il y met la nuit, parce que la nuit qui enveloppe représente le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Il est le monde du défi d'Iblis il est le monde de la nuit. Il est le monde où la Révélation prend toute sa dimension lorsque nous en sortons.
Prenez en considération que la nuit lorsqu'elle enveloppe, représente le défi d'Iblis, tout comme l'homme lorsqu'il est descendu sur cette terre. Et que nous dit Dieu ? Il nous dit : « Dieu ne t'a pas abandonné ni détesté. » Cela veut dire que dans le monde dans lequel nous vivons, Dieu ne nous a pas abandonnés. Dieu ne nous a pas mis dans ce monde parce qu'Il nous a détesté. Il nous y a mis uniquement pour nous confirmer pour que nous soyons Ses Serviteurs.
Puis, le verset continu et Il nous dit : « Certes, la vie dernière est meilleure que la vie présente. » Il nous dit qu'Il nous a destiné à la prochaine vie qui nous attend. Que cette vie d'ici-bas n'est qu'un passage et que c'est la vie dernière qui nous attend. Et Il continue en disant : « Ton Seigneur t'accordera certes Ses faveurs et tu en seras satisfait. »
Gardez en tête ces trois histoires de la Sourate La Caverne concernant le pauvre, l'égaré et l'orphelin. Puis Dieu nous dit : « Certes, ne t'a-t-Il pas trouvé orphelin et Il t'a accueilli. Certes, ne t'a-t-Il pas trouvé égaré et Il t'a dirigé. Ne t'a-t-Il pas trouvé pauvre et Il t'a enrichi. »
« Alors quant à l'orphelin ne le maltraite pas. Quant au demandeur, celui qui demande ne le repousse pas. Et quant aux bienfaits de Dieu, proclame-les. »
Ne voyez-vous pas le lien qu'il y a entre les trois histoires de la Sourate La Caverne, celle Khidr et de Moïse avec le jour qui se lève, avec les œuvres que nous devons tous accomplir.
Les États d'Âme pour Servir Dieu
Il y a une dernière chose à faire qui est primordiale pour que nous puissions aller vers Dieu, pour que nous puissions Le servir correctement, pour que nous puissions faire des œuvres réparatrices, pour que nous puissions aller vers la Parole : c'est d'avoir un langage et une communication sincère, réelle et vivante avec Dieu.
C'est pour cette raison que Dieu établit une condition importante lorsque vous l'invoquez. C'est d'être dans un certain état. Cet état se traduit à travers trois dimensions que nous venons d'expliquer, sans les expliquer. Un état à trois dimensions.
La première : est de se mettre dans l'état de celui qui est pauvre, dans l'état de celui qui n'a rien, dans l'état de celui qui ne possède rien et qui n'a que Dieu pour lui donner que Dieu pour lui apporter Ses bienfaits, Sa miséricorde et Sa grâce. Lorsque vous implorez Dieu, lorsque vous Lui demandez Son secours vous devez être dans cet état de demande, un état intérieur, celui du pauvre.
Mais vous devez également vous mettre dans un second état d'âme, qui est, comme nous l'avons vu à travers la Sourate La Fâtiha, celui d'être égaré et qu'Il est le seul à pouvoir vous diriger. Il est le seul à pouvoir vous amener et vous ramener sur le chemin droit.
Premier état de demande : nous n'avons rien et c'est Toi qui donnes. Deuxième état : nous sommes égarés et c'est Toi qui nous diriges, c'est Toi qui nous amènes vers la droiture et le chemin droit.
Et dans le troisième état : vous devez vous sentir comme des orphelins. C'est à travers ces trois états d'âme, quel que soit ce que vous dites, si vous êtes dans cet état, quelle que soit votre manière de l'invoquer, quels que soient les mots que vous employez, quelle que soit la langue dans laquelle vous les dites, si vous êtes dans cet état, alors votre prière est exaucée et Dieu vous accueille, comme Il accueille l'orphelin.
Et Dieu vous dirige, comme Il dirige celui qui est égaré et Dieu vous donne, comme Il donne aux pauvres. Et lorsque Dieu vous dirige, lorsqu'Il vous prend entre Ses mains, lorsque Dieu vous dirige et lorsque Dieu vous donne, alors, vous devenez Serviteur de Dieu et vous vous engagez à donner aux pauvres, à nourrir le pauvre, le nourrir de la nourriture que Dieu vous a donné.
Vous vous efforcez à diriger, comme Dieu vous dirige, et à sortir de l'égarement ceux qui sont appelés à sortir de l'égarement. Et vous prenez sous votre responsabilité, la destinée de l'humanité et de l'homme à travers l'orphelin. Car vous êtes l'orphelin que Dieu a pris entre Ses mains.
C'est Dieu qui fait tout, c'est Dieu qui met sur la voie droite, c'est Dieu qui fait pénétrer la foi dans le cœur de Ses serviteurs. C'est Dieu qui donne l'Inspiration. C'est Dieu qui nous nourrit. Mais lorsqu'Il veut nous nourrir, Il met dans le cœur du croyant le manque de cette nourriture.
Lorsque Dieu veut nous diriger, Il met dans notre cœur la conscience que nous sommes égarés. Lorsque Dieu veut te prendre dans Sa miséricorde, lorsqu'Il veut te construire lorsqu'Il te regarde, Il met dans ton cœur le sentiment que tu es seul. Lorsqu'Il veut t'enrichir, Il met dans ton cœur la pauvreté, pour que tu Lui demandes la richesse.
Il met dans ton cœur le sentiment que tu sois égaré pour que tu Lui demandes la droiture. Il te fait participer. C'est pour cela qu'il est important de ne jamais cesser d'invoquer Dieu, de ne jamais cesser d'avoir un langage avec Dieu et de sans cesse nourrir cette intimité que nous avons avec Dieu.
Conclusion
En résumé, un serviteur de Dieu transcende le temps d'Iblis, purifie son âme et agit par des œuvres réparatrices en trois dimensions : servir le pauvre, protéger de l'égarement et préserver la destinée des orphelins. Ces actes, confirmés par la Sourate du Jour Levant, s'accomplissent dans un état d'âme humble – pauvreté, égarement et orphelinat – pour une invocation sincère qui mène à la servitude véritable.
« C'est pour cela qu'il est important de ne jamais cesser d'invoquer Dieu, de ne jamais cesser d'avoir un langage avec Dieu et de sans cesse nourrir cette intimité que nous avons avec Dieu. »






