Introduction
« Ce verset nous impose la réflexion sur qui nous adorons. Et je vous pose la question, mes frères et mes sœurs, et je me pose la question à moi-même. Qui adorons-nous ? »
Le Coran, mes frères et mes sœurs, est un livre extraordinaire. Nous avons vraiment beaucoup de chance en tant que musulmans d'avoir ce livre et nous n'en mesurons pas assez l'importance. « Un livre qui est une révélation dans lequel Dieu a tout mis, tout y est. Un code que si nous le goûtons, pas seulement nous le comprenons que si nous le goûtons, alors nous sommes sauvés. Vraiment, nous sommes sauvés. »
Ce livre est descendu du ciel, et goûter cette parole, c'est le pénétrer avec l'œil du cœur pour effectuer cette remontée, ce retour à la source d'où il provient. C'est dans cette réalité-là, dans ce monde que l'on peut appeler aussi le monde de l'invisible, auquel ce Coran appartient, dans lequel se manifeste la réalité subtile et ultime de tous les signes de Dieu.
Le Coran à Travers les Temps et les Prophètes
Bien sûr, à travers les temps, le livre s'est manifesté de manière différente. Pas parce que le message est différent, mais parce que l'époque était différente, parce que le peuple qui vivait était différent et la terre sur laquelle il est descendu était différente.
« Lorsque nous comprenons que ce livre s'adresse au croyant qui purifie son cœur de toute attache terrestre qui travaille à effacer son ego, à effacer toutes les tentations et les désirs qui se trouvent sur cette terre. Lorsqu'il travaille à cela et qu'il polie ce cœur, ce cœur devient un miroir, un miroir dans lequel se reflète la parole. »
Et alors, les mots, les lettres qui se trouvent dans le Coran prennent tout leur sens. Ils deviennent une réalité beaucoup plus réelle que ce que nous vivons ici sur cette terre. Nous comprenons alors pourquoi Dieu est notre créateur, pourquoi Dieu nous demande de suivre ce livre, pourquoi Dieu nous demande de purifier nos cœurs, de purifier nos âmes pour que nous puissions goûter à tout ce qu'il cache.
Grâce à Dieu, à la lumière de ce que les prophètes ont vécu dans leur vie, comment ils ont vécu les révélations, comment ils ont vécu. « Les prophètes sont en dehors d'une histoire terrestre. Leur histoire c'est le livre. Leur histoire, c'est la révélation. Et ils ne sont jamais sortis de là. »
Et il nous montre la voie à nous pour que nous vivions comme eux ils ont vécu dans leur temps et que cette révélation, elle était palpable en leur temps pour que nous soyons nous aussi en ce jour dans lequel nous vivons, dans cette contrée dans laquelle nous vivons, dans ce temps dans lequel nous vivons, nous soyons en adéquation avec le temps dans lequel nous sommes et la révélation de Dieu.
« La révélation est en dehors du temps. Mais si vous placez la révélation dans un temps, alors vous ne pouvez pas comprendre votre actualité, le monde dans lequel vous vivez. »
N'oubliez pas que le Coran est descendu pour tous les temps. S'il est descendu pour tous les temps, c'est qu'il recèle en lui tous les codes qui nous permettent de comprendre le temps dans lequel nous sommes.
La Sourate Al-Fâtiha : Un Trésor de Perles et de Joyaux
Cette Fâtiha que j'aimerais partager avec vous parce qu'elle contient comme le Coran contient des perles et des joyaux extraordinaires. Et si nous avons la conscience et l'éveil de ce que nous récitons combien de fois par jour, cette Fâtiha va nous transformer.
« Théoriquement si nous récitons véritablement la Fâtiha, elle nous transforme la Fâtiha elle donne la vie. Nos imâms, le prophète en ont parlé. Si tu récitais autant de fois la Fâtiha sur un mort, il ressusciterait. »
Mais quelle est cette Fâtiha ? Est-ce que c'est celle que nous récitons et que nous disons bismillahirrahmanirrahim et que nous croyons savoir ce qu'elle est ? « Mes frères, mes sœurs, nous ne savons pas, moi avec vous, nous ne savons pas ce que c'est que la Fâtiha, mais nous devons nous dire "Allâh, prends-moi c'est quoi cette Fâtiha ? Allâh, permets-moi de me rapprocher cette Fâtiha." »
Cette Fâtiha qui contient tout le livre, tout le Coran et cette basmala qui contient tout le Fâtiha et ce bas qui contient tout. La basmala, c'est bismillahirrahmanirrahim.
Décomposition de la basmalah et des Versets Divins
- Bismillahirrahmanirrahim : Nom de Dieu auquel est juxtapposé le nom de Ar-ar-Raḥmân avec tout ce que comporte Ar-ar-Raḥmân. Sur lequel je ne vais pas m'attarder mais qu'inchallah avec la permission de Dieu nous reviendrons dessus parce qu'il y a toute une Sourate qui s'appelle Sourate Ar-ar-Raḥmân.
- Et ce mot ar-Raḥmân, croyez-moi mes frères et mes sœurs, nous ne savons pas ce que c'est. Toute la puissance et la force de Dieu se trouve dans Ar-ar-Raḥmân. Ar-ar-Raḥmân c'est quelque chose qui est complètement différent de ce que nous pouvons comprendre avec notre intellect.
- A ar-Raḥîm : Le clément.
- Alhamdillah rabbil alamin : La louange à Dieu seigneur des mondes.
- Maliki yawmi d-dīn : Le roi du jour de la résurrection, le souverain du jour de la résurrection. Malik, ça veut dire celui qui possède. Yaum, ça veut dire le jour et dīn ça veut dire la religion.
Ces quatre versets que l'on peut identifier comme étant des versets qui parlent du monde du divin, le monde de ce qui est caché, une description de Dieu aussi, ou une description du monde qui appartient à Dieu.
La religion quand Dieu dit islam, il parle d'un islam qui est en dehors ou supérieur plutôt dirais-je au code de la charia. « Islam notre père Abraham était le premier des Muslims. Donc ça veut dire que Abraham lui, il était sahib, c'est-à-dire l'homme de l'islam comme tous les prophètes l'ont été en définitive. »
Malik yaddîn, vous devez entendre que c'est celui qui possède les clés du jour où Dieu a fait de l'islam ce qu'il est, un code de spiritualité pour les hommes pour qu'ils puissent être les gens de la voie droite.
Le Verset Central : Affirmation de la Servitude et de l'Imploration
Au milieu de cette Sourate, nous effectuons une affirmation qui est trop grave pour ne pas prendre en considération sa puissance, sa profondeur et pour ne pas nous interroger dessus. « Iyyaka na'budu wa iyyaka nasta'in » : C'est toi que nous servons et c'est toi dont nous implorons le secours.
Ce verset est différent des quatre versets divins et des deux versets qui suivent qui sont une dua. Nous affirmons nous, avec sincérité. « Nous déclarons que nous servons Dieu. »
La question, c'est le cœur du sujet : Nous prétendons servir Dieu. Nous prétendons demander de l'aide à Dieu. Mais quel Dieu ? Qui Dieu ? « On dit iyyaka, toi, vous interrogez qui Dieu. Allâh le nom là Dieu c'est un nom que vous adorez vous savez un nom c'est une idole hein. »
Quelle différence y aurait-il entre celui qui demande de l'aide à Dieu tout-puissant le Dieu unique et celui qui priait une statue et demandait aussi de l'aide à leur statue ? Nous devons nous méfier d'être les adorateurs d'un Dieu virtuel parce que attention, on va avoir des comptes à rendre.
Qu'est-ce que Servir Dieu ?
- Le servir, ce n'est pas seulement faire l'umrah et puis la zakat et puis faire le pèlerinage et tout. Ça vous le faites pour vous hein. Ça vous le faites pour vous pour être bien, pour être purifié, pour être saint, pour avoir un cœur pur.
- Mais qu'est-ce que vous faites pour servir Dieu ? Que faisons-nous pour servir Dieu ? C'est ça la question que nous devons nous poser.
- Dieu devient un Dieu palpable, un Dieu vivant que lorsque nous avons conscience que nous devons le servir. Nous devons être une œuvre comme le messager de Dieu était l'œuvre de Dieu.
« Être et prétendre que nous le servons, c'est être de ceux qui recherchent la lumière dans le livre pour être l'œuvre et le serviteur de Dieu et contribuer à la fin des temps à être les compagnons ou tout au moins les compagnons des compagnons de ceux qui doivent revenir. »
Est-ce que je suis un serviteur de Dieu ? Est-ce que je mène une œuvre au nom de Dieu ? Est-ce que je me mets lorsque je me lève le matin, comment vais-je servir Dieu aujourd'hui ? Celui-là, il peut dire « C'est toi que je sers » parce qu'il cherche à le servir.
Implorer le Secours de Dieu
Celui dont nous implorons le secours, celui à qui nous demandons de l'aide. Pourquoi on lui demande de l'aide ? Premier niveau, c'est avoir le sentiment que j'ai besoin d'aide sur le chemin.
« Lorsque je commence à comprendre que je dois être le serviteur de Dieu, mais comment moi un être si faible, je vais pouvoir être le serviteur de Dieu ? Comment vais-je pouvoir servir ce Dieu ? Je suis un être faible. Je suis rien que comment je peux être le serviteur de Dieu ? »
Et c'est là la sincérité de se dire « Iyyaka nasta'in » : Dieu, j'ai besoin de toi pour mener cette œuvre à bien. J'ai besoin de toi pour être ce serviteur. Sans toi, je ne peux pas mener cette œuvre.
C'est la même racine que dans l'histoire avec Dhûl-Qarnayn et le peuple qui demande de l'aide : « Aidez-moi avec force. » Ça veut dire soyez l'œuvre de Dieu. Votre salut s'opère lorsque vous rentrez dans l'œuvre de Dieu et que vous participez.
Conclusion
En résumé, mes frères et mes sœurs, la Sourate Al-Fâtiha nous invite à une réflexion profonde sur notre adoration : purifier le cœur pour goûter au Coran, servir Dieu sincèrement au-delà des rites formels, implorer son secours pour être son œuvre dans ce monde, et éviter d'adorer un Dieu virtuel. Elle marque la frontière entre le monde divin et la vie terrestre, nous guidant vers la voie droite, sirat al-mustaqim, qui se révèle en tous temps.
« Pour connaître Dieu, il faut servir Dieu. Donc lorsque nous déclarons que c'est lui que nous servons et que c'est lui dont nous implorons le secours, nous devons le faire avec dans le cœur l'espoir d'être l'œuvre et le serviteur de Dieu. »
« Ceci n'est qu'un préambule mes frères et mes sœurs. Ça n'est qu'un préambule. Vous pouvez pas savoir où Dieu veut nous emmener, mais est-ce que nous sommes prêts à le suivre ? »






