À propos de la sourate La vache
Numéro
2
Nom arabe
البقرة
Versets
286
Révélation
Médinoise
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47
قَالَ يَـٰٓـَٔادَمُ أَنۢبِئْهُم بِأَسْمَآئِهِمْ ۖ فَلَمَّآ أَنۢبَأَهُم بِأَسْمَآئِهِمْ قَالَ أَلَمْ أَقُل لَّكُمْ إِنِّىٓ أَعْلَمُ غَيْبَ ٱلسَّمَـٰوَٰتِ وَٱلْأَرْضِ وَأَعْلَمُ مَا تُبْدُونَ وَمَا كُنتُمْ تَكْتُمُونَ
qāla yāādamu anbi'hum bi-asmāihim falammā anba-ahum bi-asmāihim qāla alam aqul lakum innī aʿlamu ghayba l-samāwāti wal-arḍi wa-aʿlamu mā tub'dūna wamā kuntum taktumūna
Muhammad Hamidullah
Il dit: «O Adam, informe-les de ces noms ;» Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Allah dit: «Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez?»
Rachid Maach
Allah dit : « Adam ! Indique-leur les noms de ces choses. » Lorsque Adam eut indiqué ces noms aux anges, Allah dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre et que Je connais aussi bien ce que vous dissimulez que ce que vous exprimez ? »
Centre International Nur
Il dit : « Ô Adam ! Informe-les de leurs noms. » Alors, une fois qu’il (Adam) les eut informés de leurs noms, Il (Allah) dit : « Ne vous ai-Je pas dit que Je Connais les mystères invisibles des cieux et de la terre et que Je Sais ce que vous révélez et ce que vous gardez secret ? »
Articles citant ce verset (2)

Ce verset est cité pour poser la première pierre de toute la réflexion : il surgit au cœur du récit de la création pour dire que l’homme a reçu une destinée singulière, celle d’être Khalifa, et pour montrer pourquoi cette réalité échappe aux anges et reste voilée par le temps du défi d’Iblis. Dans le texte, il est invoqué comme l’annonce originelle qui légitime la thèse centrale — l’homme porteur d’une autorité céleste — et explique la nécessité d’une science révélée à Adam, capable d’ouvrir au khalifat malgré l’incompréhension angélique. Spirituellement, le verset tient ici le rôle d’un mystère divin qui autorise la confiance en une sagesse inconnue des créatures : il affirme que la vocation humaine n’est pas une faute en puissance mais une mission préparée et connue de Dieu, retardée par le défi mais promise d’accomplissement, et il fonde l’idée que l’homme, par la révélation des noms, recevra l’empire compatissant sur la création.

Ce verset est cité pour ancrer la parole dont nous parlons dans la mémoire première de l’humanité, au moment où Il commande à notre père Adam « Dis‑leur les noms. » et lui confie la khilâfa, offrant ainsi la clef d’un savoir qui ne vient pas du raisonnement humain mais d’un don divin; il apparaît ici au cœur du discours sur l’Ummî et Sûrat al‑Ikhlâs pour rappeler que la connaissance véritable est reçue, non fabriquée, et que l’homme est façonné d’une « mer de création » pour apprendre de Lui et marcher humblement vers le Messie et le Mahdi; cité face aux séductions d’Iblis et des faux savoirs — intelligence artificielle comprise — ce verset joue le rôle d’un rappel spirituel et théologique : garder l’origine sacrée du langage, reconnaître que tout enseignement légitime vient de Dieu, et vivre la responsabilité de la vice‑gérance dans la simplicité et la sincérité.