À propos de la sourate Les appartements
Numéro
49
Nom arabe
الحجرات
Versets
18
Révélation
Médinoise
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5
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ إِنَّا خَلَقْنَـٰكُم مِّن ذَكَرٍ وَأُنثَىٰ وَجَعَلْنَـٰكُمْ شُعُوبًا وَقَبَآئِلَ لِتَعَارَفُوٓا۟ ۚ إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ ٱللَّهِ أَتْقَىٰكُمْ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ عَلِيمٌ خَبِيرٌ
yāayyuhā l-nāsu innā khalaqnākum min dhakarin wa-unthā wajaʿalnākum shuʿūban waqabāila litaʿārafū inna akramakum ʿinda l-lahi atqākum inna l-laha ʿalīmun khabīrun
Muhammad Hamidullah
O hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur.
Rachid Maach
Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un même père et d’une même mère avant de vous répartir en peuples et en tribus, afin que les uns apprennent à connaître les autres. Le plus noble d’entre vous, pour Allah, est celui qui Le craint le plus. Allah, Omniscient, connaît les réalités les mieux cachées.
Centre International Nur
Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus digne d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est Omniscient et parfaitement Informé.
Articles citant ce verset (3)

Ce verset est cité pour ancrer dans la révélation la scène vivante que décrit l'auteur : face aux cinq continents rassemblés au pèlerinage, aux habits similaires et aux visages multiples, il rappelle que Dieu a créé peuples, nations et tribus pour que nous nous entreconnaissions, et non pour nous séparer. Dans le contexte de la section sur l'Unité des Communautés, il vient légitimer spirituellement cette vision d'un corps de la foi qui se parfait par la diversité, donnant au rituel du pèlerinage la profondeur d'une école humaine et divine où chaque particularité contribue à l'harmonie collective. Cité là, le verset sert de fondement théologique et moral : il transforme la foule en une communion consciente, encourage la fraternité face à l'altérité et fait du rassemblement rituel un lieu d'enseignement et de reconnaissance mutuelle, comme un écho sacré à l'appel à l'unité.

Ce verset est cité pour éclairer la leçon que l'auteur a reçue lors d'un voyage en Malaisie, contexte intime et sensible où la vision d'un peuple a fait surgir l'idée que Dieu nous a constitués en nations et en tribus pour que nous nous entreconnaissions ; il est placé précisément au cœur du récit comme une expérience vécue qui confirme que la diversité n'est pas source de rivalité mais d'apprentissage mutuel. Il est invoqué pour contrer l'intellect diviseur d'Iblis et pour recentrer la compréhension sur le cœur, comme voie d'une foi qui unit et fait mûrir : chaque peuple apporte une spécificité qui enrichit l'autre, contribuant à former le corps de l'homme parfait et le Tawhid universel. Spirituellement, le verset joue le rôle de boussole eschatologique et éthique, appelant à l'ouverture, au service et à la complémentarité afin que la multiplicité devienne chemin vers l'unité.

Ce verset est cité pour (Sourate 49, Les Appartements, verset 13) comme une clef douce et ferme posée au cœur du passage où l’on affirme que Dieu nous a créés en nations et en tribus afin que nous nous reconnaissions ; il apparaît au moment même où l’orateur appelle à ne pas céder aux divisions et au piège de l’ennemi, pour rappeler que la diversité est voulue et porteuse de sens, non un prétexte à la haine. Il est convoqué pour légitimer l’appel à l’unité, pour montrer que notre rassemblement autour de la foi, de la justice et de la spiritualité trouve une source supérieure qui transforme les différences en reconnaissance fraternelle. Spirituellement, il joue le rôle d’un horizon consolant : il convertit la multiplicité en chemin vers la rencontre, il redonne courage à ceux qui veulent s’unir contre l’injustice et illumine la responsabilité de se reconnaître frère et sœur au sein d’une même humanité.