À propos de la sourate La caverne

Numéro

18

Nom arabe

الكهف

Versets

110

Révélation

Médinoise

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63

18
La caverne
Sourate 18 - Verset 42

وَأُحِيطَ بِثَمَرِهِۦ فَأَصْبَحَ يُقَلِّبُ كَفَّيْهِ عَلَىٰ مَآ أَنفَقَ فِيهَا وَهِىَ خَاوِيَةٌ عَلَىٰ عُرُوشِهَا وَيَقُولُ يَـٰلَيْتَنِى لَمْ أُشْرِكْ بِرَبِّىٓ أَحَدًا

wa-uḥīṭa bithamarihi fa-aṣbaḥa yuqallibu kaffayhi ʿalā mā anfaqa fīhā wahiya khāwiyatun ʿalā ʿurūshihā wayaqūlu yālaytanī lam ush'rik birabbī aḥadan

Muhammad Hamidullah

Et sa récolte fut détruite et il se mit alors à se tordre les deux mains à cause de ce qu'il y avait dépensé, cependant que ses treilles étaient complètement ravagées. Et il disait: «Que je souhaite n'avoir associé personne à mon Seigneur!»

Rachid Maach

Sa récolte fut alors entièrement dévastée. Il se mit à se tordre les mains de dépit, se souvenant de tous les biens investis dans ce jardin à présent totalement détruit et s’exclamant : « Si seulement je m’étais gardé d’associer de fausses divinités à mon Seigneur ! »

Centre International Nur

Et sa récolte fut ravagée. Il se mit alors à tourner et retourner ses mains regrettant les dépenses qu’il avait effectuées, cependant que les treilles (de son jardin) avaient été complètement détruites. Il disait : « Comme je voudrais, hélas, n’avoir jamais associé personne à mon Seigneur ! »

Article citant ce verset (1)

La Parabole des Deux Jardins : Dualité en l’Homme et Illusions de la Civilisation
La Parabole des Deux Jardins : Dualité en l’Homme et Illusions de la Civilisation

Ce verset est cité pour ancrer, par une image saisissante, la leçon finale de la parabole : placé après le rappel du compagnon, il survient au moment où l’arrogance humaine reçoit son contre‑coup et où la belle illusion s’effondre, la récolte détruite, les treilles ravagées et l’homme tordant les mains face à ses dépenses vaines, appelant trop tard à la fidélité qu’il n’a pas eue. Il est cité pour frapper l’imaginaire et dire combien la superbe civilisation, les biens et la puissance sont fragiles devant la volonté divine, combien la parole de l’autre — humble et tournée vers Allah — peut réveiller la réalité et provoquer le renversement; il rappelle que nul clan, nul savoir technique, aucune séduction d’Iblis ne protège contre la perte. Spirituellement, il joue le rôle décisif d’un réveil : dévoiler la vanité, susciter un retour à la vérité première, et affirmer que la souveraine protection appartient à Allah, la meilleure récompense et le meilleur résultat.