À propos de la sourate La caverne

Numéro

18

Nom arabe

الكهف

Versets

110

Révélation

Médinoise

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63

18
La caverne
Sourate 18 - Verset 77

فَٱنطَلَقَا حَتَّىٰٓ إِذَآ أَتَيَآ أَهْلَ قَرْيَةٍ ٱسْتَطْعَمَآ أَهْلَهَا فَأَبَوْا۟ أَن يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَن يَنقَضَّ فَأَقَامَهُۥ ۖ قَالَ لَوْ شِئْتَ لَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا

fa-inṭalaqā ḥattā idhā atayā ahla qaryatin is'taṭʿamā ahlahā fa-abaw an yuḍayyifūhumā fawajadā fīhā jidāran yurīdu an yanqaḍḍa fa-aqāmahu qāla law shi'ta lattakhadhta ʿalayhi ajran

Muhammad Hamidullah

Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l'hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s'écrouler. L'homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: «Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire».

Rachid Maach

Poursuivant leur route, Moïse et son compagnon arrivèrent dans une cité dont les habitants, auxquels les deux hommes réclamèrent à manger, leur refusèrent l’hospitalité. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler que l’homme décida de redresser. Moïse lui fit remarquer : « Tu pourrais, si tu le voulais, réclamer un salaire pour ce travail. »

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Ils reprirent tous deux leur route jusqu’à ce qu’ils atteignent un village où ils demandèrent à ses habitants de leur donner à manger, mais ces derniers leur refusèrent l’hospitalité. (Puis les deux compagnons de voyage) trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. (L’homme) le répara alors, et (Moïse) lui fit observer : « Si tu voulais, tu pourrais réclamer un salaire pour (un tel travail). »

Article citant ce verset (1)

La Sourate Al-Kahf : Clés de Protection dans les Temps Eschatologiques
La Sourate Al-Kahf : Clés de Protection dans les Temps Eschatologiques

Ce verset est cité pour marquer le point culminant du voyage de Moise avec Al-Khidr, lorsque la scène de séparation survient après les trois épreuves, et il est nommé ici comme la clé qui ouvre le Ta’wîl des actes mystérieux. Dans le texte, il apparaît juste au moment où la leçon se clôt : la patience a été testée, la science innée révélée, et l’explication divine va enfin être donnée ; on le cite pour légitimer ces actes apparemment incompréhensibles et pour rappeler que toute sagesse vient par permission d’Allâhu. Son rôle spirituel est d’enseigner l’humilité face aux voies cachées de la providence, d’imposer la confiance et la patience comme posture intérieure, et de montrer que recevoir la vérité exige un cœur apaisé et prêt à accepter des causes dépassant l’entendement humain, posture qui, selon le passage, devient bouclier contre les séductions du Dajjâl et les tourments des fins des temps.