À propos de la sourate La table servie
Numéro
5
Nom arabe
المائدة
Versets
120
Révélation
Médinoise
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15
إِنَّ ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ وَٱلَّذِينَ هَادُوا۟ وَٱلصَّـٰبِـُٔونَ وَٱلنَّصَـٰرَىٰ مَنْ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَٱلْيَوْمِ ٱلْـَٔاخِرِ وَعَمِلَ صَـٰلِحًا فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
inna alladhīna āmanū wa-alladhīna hādū wal-ṣābiūna wal-naṣārā man āmana bil-lahi wal-yawmi l-ākhiri waʿamila ṣāliḥan falā khawfun ʿalayhim walā hum yaḥzanūna
Muhammad Hamidullah
Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les Chrétiens, ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés.
Rachid Maach
Les croyants, les juifs, les sabéens, les chrétiens, tous ceux qui auront cru en Allah et au Jour dernier, et accompli de bonnes œuvres, seront préservés de toute crainte et de toute affliction.
Centre International Nur
Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens et les Nazaréens (les Chrétiens), quiconque a cru en Allah et au Jour Dernier et a accompli les bonnes œuvres, ceux-là, il n’y aura aucune crainte pour eux et ils n’auront aucune affliction.
Articles citant ce verset (2)

Ce verset est cité pour rappeler, dans un souffle de clémence et d’espérance, que la porte n’est pas close aux croyants qui ne portent pas le même nom que nous ; placé au cœur de la section qui appelle à l’unité des croyants, il surgit comme réponse aux positions rigoristes qui voudraient exclure juifs, An-Naṣārā ou Ṣābi'ūn du dessein divin, en soulignant que parmi eux il en est qui croient en Dieu et au jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres — pour ceux-là, pas de crainte et pas d’affliction ; il est cité pour déconstruire les lectures fermées et pour ouvrir le chemin d’une fraternité eschatologique, donnant une assise spirituelle à l’idée que le salut et la miséricorde transcendent les étiquettes religieuses, et qu’au temps de l’épreuve finale les cœurs sincères, indépendamment de leur appartenance, peuvent se retrouver unis dans la joie promise aux croyants.

Ce verset est cité pour ancrer, au cœur de la réflexion sur la fin des temps, l’idée que l’universalité de la foi dépasse les frontières des religions et que la sincérité intérieure suffit pour être des « guidés ». Dans le texte il apparaît au moment où l’on parle des frères et sœurs juifs, chrétiens, sabéens et de ceux qui cherchent le bien sans appartenance formelle, et il vient confirmer que parmi ces peuples, ceux qui croient en Dieu, au Jour Dernier et accomplissent les bonnes œuvres n’auront rien à craindre ; c’est pourquoi il est invoqué, pour ouvrir la porte et refuser toute fermeture dogmatique. Spirituellement, il joue le rôle de liant théologique : il légitime la primauté de la foi profonde sur les formes extérieures, soutient l’appel au Tawhid universel et nourrit l’espérance d’une unité des guidés à l’approche de Yawm al-Akhir.
