À propos de la sourate La famille de 'imran
Numéro
3
Nom arabe
آل عمران
Versets
200
Révélation
Médinoise
Articles liés
38
إِنَّ مَثَلَ عِيسَىٰ عِندَ ٱللَّهِ كَمَثَلِ ءَادَمَ ۖ خَلَقَهُۥ مِن تُرَابٍ ثُمَّ قَالَ لَهُۥ كُن فَيَكُونُ
inna mathala ʿīsā ʿinda l-lahi kamathali ādama khalaqahu min turābin thumma qāla lahu kun fayakūnu
Muhammad Hamidullah
Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit: «Sois»: et il fut.
Rachid Maach
La création de Jésus est, pour Allah, tout aussi miraculeuse que celle d’Adam qu’Il fit de poussière et auquel Il dit : « Sois », si bien qu’il fut homme.
Centre International Nur
Jésus est, pour Allah, tel Adam qu’Il créa de terre puis à qui Il dit : « Sois ! » et il fut.
Articles citant ce verset (3)

Ce verset est cité pour établir, avec douceur et autorité, le lien intime entre le Messie et Adam au cœur de la deuxième décade, là où la parole divine doit germer en nous ; dans le passage, il intervient au moment où l’auteur explique que Jésus est une « parole » mise en Maryam et qu’en le créant comme Adam — par le seul décret « Sois » — Dieu nous rappelle que nos origines ne dépendent pas de nos choix humains mais du choix divin, appel à renoncer à l’ego et à recevoir la parole. Il est ainsi invoqué pour légitimer l’idée que le mois de Ramadan nous ramène à la fitra, que la semence qui doit pousser est la parole vivante de Dieu, et pour nourrir spirituellement l’argument selon lequel accepter le choix de Dieu, comme pour le Messie, est le chemin vers la renaissance intérieure et l’éclosion de notre destinée.

Ce verset est cité pour… rappeler, dans le passage consacré à la Deuxième Décade et au Messie, que Dieu façonne Jésus comme Il a façonné Adam, en prononçant le verbe créateur « Sois » : la référence à Sourate Âl Imrân (verset 59) vient comme un souffle qui relie le Messie à l'Adam originel, et permet à l'auteur de tisser sa thèse — le Messie est parole vivante, kalimât Allah, manifestation de l'origine divine; il est invoqué pour appuyer l'idée que notre appel n'est pas une construction humaine mais une acceptation d'un choix divin, que renaître à la fitra implique d'accueillir la forme que Dieu nous donne et non nos désirs égoïques; spirituellement, ce verset porte le rôle d'un pivot : il casse l'orgueil du « moi », invite au repentir collectif et oriente la lecture du Messie comme modèle de l'être façonné par la parole divine, appelant à la reddition et à la transformation intérieure.

Ce verset est cité pour rappeler, au cœur du passage sur Salomon et la science des maisons de l'intelligence, que la création obéit à un décret divin immédiat (Sourate 3, La Famille d'Imran, verset 59): «Il dit à une chose: “Sois”, et elle est.» Le contexte est celui où l'orateur oppose la construction humaine, la science livresque et la démarche du Khalifa à l'ordre souverain de Celui qui ordonne ; il arrive après l'exemple de Salomon pour montrer que la vraie puissance n'est pas dans l'effort technique mais dans la parole créatrice qui dépasse le savoir humain. Cité ici pour recentrer la discussion sur l'origine de l'autorité spirituelle, ce verset sert de clé théologique: il fonde la légitimité du «Khalifa» et de la «maison de la lumière», en inscrivant l'intelligence authentique sous le signe d'une obéissance à un Décret qui précède et transfigure toute science.
