À propos de la sourate Sad
Numéro
38
Nom arabe
ص
Versets
88
Révélation
Médinoise
Articles liés
14
إِنَّ هَـٰذَآ أَخِى لَهُۥ تِسْعٌ وَتِسْعُونَ نَعْجَةً وَلِىَ نَعْجَةٌ وَٰحِدَةٌ فَقَالَ أَكْفِلْنِيهَا وَعَزَّنِى فِى ٱلْخِطَابِ
inna hādhā akhī lahu tis'ʿun watis'ʿūna naʿjatan waliya naʿjatun wāḥidatun faqāla akfil'nīhā waʿazzanī fī l-khiṭābi
Muhammad Hamidullah
Celui-ci est mon frère: il a quatre-vingt-dix-neuf brebis, tandis que je n'ai qu'une brebis. Il m'a dit: «Confie-la-moi» et dans la conversation, il a beaucoup fait pression sur moi».
Rachid Maach
L’un d’eux dit : « Mon frère que voici possède quatre-vingt-dix-neuf brebis alors que je n’en ai moi-même qu’une seule qu’il me réclame avec insistance. »
Centre International Nur
Mon frère que voici a quatre-vingt-dix-neuf brebis et je n’en ai qu’une seule. “Donne-la moi” m’a-t-il dit (un jour). Plus fort que moi dans la dispute, il a eu le dernier mot. »
Articles citant ce verset (2)

Ce verset est cité pour ancrer, dans le récit de David (Sourate 38, Sâd, verset 23), la scène des deux disputeurs qui franchissent le mur et rapportent l’injustice des brebis, et pour faire résonner l’épreuve intime qui saisit le prophète dans son Mihrâb; il est évoqué précisément au cœur de la section « Les Versets et l'Énigme », là où la parole du plaignant — la brebis perdue au milieu de quatre-vingt-dix-neuf — met en lumière le mot khulāṭ et provoque la frayeur, le repentir et la prosternation de David; cité pour montrer que la révélation n’est pas un simple récit juridique mais une mise à l’épreuve spirituelle, ce verset ouvre le sens: responsabilité donnée, refus du mélange des rôles, et appel à la humilité prophétique; il joue ici le rôle théologique d’un pivot qui transforme l’injustice apparente en chemin de Ta’wîl, rappelant la nécessité de reconnaître sa tâche et de se tourner vers le pardon divin.

Ce verset est cité pour établir une passerelle lumineuse entre la leçon sur la sincérité et la lecture des destins prophétiques : placé ici comme un souffle de transition, il arrive après l’épreuve de David et ouvre la porte à l’histoire de Salomon, invitant au Tadabbur et à l’éveil du cœur. Dans le contexte de l’article, il est rappelé au moment où l’on insiste sur la nécessité de rompre avec nos « petites certitudes » et de recevoir la révélation comme une parole vivante ; il justifie que la lecture des récits prophétiques n’est pas un simple récit moral mais un appel à méditer, à s’interroger avec intelligence et sensibilité. Spirituellement, ce verset joue le rôle de balise théologique : il légitime la recherche intérieure, donne aux « doués de sens » la permission divine de questionner, et prépare l’âme à reconnaître que même les Khalifas errent, se repentent et reçoivent la lumière qui renouvelle la foi.
