À propos de la sourate La caverne
Numéro
18
Nom arabe
الكهف
Versets
110
Révélation
Médinoise
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63
قَالَ أَرَءَيْتَ إِذْ أَوَيْنَآ إِلَى ٱلصَّخْرَةِ فَإِنِّى نَسِيتُ ٱلْحُوتَ وَمَآ أَنسَىٰنِيهُ إِلَّا ٱلشَّيْطَـٰنُ أَنْ أَذْكُرَهُۥ ۚ وَٱتَّخَذَ سَبِيلَهُۥ فِى ٱلْبَحْرِ عَجَبًا
qāla ara-ayta idh awaynā ilā l-ṣakhrati fa-innī nasītu l-ḥūta wamā ansānīhu illā l-shayṭānu an adhkurahu wa-ittakhadha sabīlahu fī l-baḥri ʿajaban
Muhammad Hamidullah
[Le valet lui] dit: «Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j'ai oublié le poisson - le Diable seul m'a fait oublier de (te) le rappeler - et il a curieusement pris son chemin dans la mer».
Rachid Maach
Il répondit : « Te souviens-tu lorsque nous nous sommes arrêtés près du rocher ? Eh bien, j’ai oublié à cet endroit le poisson. Seul Satan d’ailleurs a pu me le faire oublier. » Le poisson s’est frayé de façon étonnante un passage dans la mer.
Centre International Nur
Il répondit : « Lorsque nous avons fait halte près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson. Seul Satan a dû me le faire oublier et ne point me le rappeler et, chose étonnante, il s’est frayé son chemin dans la mer. »
Articles citant ce verset (3)

Ce verset est cité pour ancrer, dans le creux même de notre quête, le moment précis où le chercheur reconnaît le signe vivant et repart sur la trace qui mène au maître. Il est posé au milieu du récit de Moise et de son valet au rocher, juste après l’étonnement du poisson qui reprend la mer et la confession du valet « Chaytân m'a fait oublier », et sert de témoin structurel : voilà ce que nous cherchions, puis ils retournèrent sur leur pas, suivant leur trace. Il est convoqué parce que l’auteur veut montrer concrètement comment la présence intérieure, le Dhikr et l’attention transforment un événement étonnant en interpellation divine, ouvrant la voie à la rencontre avec l’‘Abd Saliḥ/Khidr. Spirituellement, ce verset tient ici le rôle de modèle pratique et théologique — il nous invite à être chercheurs vigilants, à surmonter l’oubli et à permettre que la guidance des Ahl al-Bayt et l’inspiration de l’Imam el-Mahdi deviennent présentes et opérantes.

Ce verset est cité pour évoquer, au cœur de l’histoire de Moise et du chevalier, ce moment précis près du rocher où l’oubli du poisson, soufflé par Chaytân, déclenche le retour sur nos pas et révèle le piège du temps d’Iblis ; il est placé dans le texte comme le signe singulier, presque absurde — le poisson qui repart vers la mer, ce « jaba » surprenant — qui fait entendre la présence d’un oubli orchestré pour retarder la rencontre avec l’‘abd-Saleh. Il est cité parce qu’il éclaire la mécanique de l’oubli : non pas un simple lapsus, mais une intervention spirituelle qui vole notre temps et nous éloigne du chemin, et il sert dans l’argumentation comme clef thérapeutique et protectrice — reconnaître cet oubli, lier la leçon à la pratique de « Moutou qab al-an tamout », et ainsi sortir du temps d’Iblis pour entrer dans la sécurité divine que la Sourate promet.

Ce verset est cité pour marquer l’instant où Moise reconnaît enfin le signe du lieu de rencontre avec Al-Khidr, dans le récit des versets de la Sourate de la Caverne, quand le poisson pris pour perdu reprend vie et s’éloigne librement ; il est placé au cœur du passage raconté pour faire sentir que quelque chose d’autre s’ouvre, un point hors du temps où l’histoire humaine et la révélation se croisent. On le cite parce qu’il transforme une anecdote en une preuve spirituelle : le geste simple — « Voilà ce que nous cherchions » — devient lucidité, reconnaissance d’un phénomène où la vie revient, signe que la quête n’est pas seulement matérielle mais mène à une science innée et vivifiante. Son rôle spirituel est d’opérer la bascule entre le temporel et l’atemporel, d’entraîner l’auditeur vers la recherche d’une parole qui redonne souffle, distingue l’homme vivant du robot et invite à poursuivre la rencontre intérieure avec la source.
