À propos de la sourate La table servie
Numéro
5
Nom arabe
المائدة
Versets
120
Révélation
Médinoise
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15
۞ يَـٰٓأَيُّهَا ٱلرَّسُولُ بَلِّغْ مَآ أُنزِلَ إِلَيْكَ مِن رَّبِّكَ ۖ وَإِن لَّمْ تَفْعَلْ فَمَا بَلَّغْتَ رِسَالَتَهُۥ ۚ وَٱللَّهُ يَعْصِمُكَ مِنَ ٱلنَّاسِ ۗ إِنَّ ٱللَّهَ لَا يَهْدِى ٱلْقَوْمَ ٱلْكَـٰفِرِينَ
yāayyuhā l-rasūlu balligh mā unzila ilayka min rabbika wa-in lam tafʿal famā ballaghta risālatahu wal-lahu yaʿṣimuka mina l-nāsi inna l-laha lā yahdī l-qawma l-kāfirīna
Muhammad Hamidullah
O Messager, transmets ce qui t'a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n'aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protègera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants.
Rachid Maach
Messager ! Transmets tout ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur. Si tu en omettais une partie, tu n’aurais pas véritablement transmis Son message. Allah te mettra à l’abri des hommes. Allah ne saurait guider les impies.
Centre International Nur
Ô Messager ! Transmets donc ce qui est descendu vers toi de la part de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, tu n’auras point transmis Son Message. Allah te préservera des hommes, et Allah ne guidera point les hommes mécréants.

Ce verset est cité pour rappeler, au cœur même d’une sourate qui commence par les règles du Halal et finit par l’achèvement de la religion, que la révélation doit être proclamée et rendue vivante ici et maintenant ; il tombe dans le texte au moment où l’auteur évoque Ghadir Khumm, quand le Prophète, revenant du pèlerinage, doit annoncer la continuité spirituelle par l’Imâmat d’Ali, et la parole divine — « Ô Messager ! Proclame… » — sert de fil reliant la nourriture corporelle aux sources spirituelles. Il est cité pour légitimer l’idée que sans cette annonce la mission resterait incomplète, pour montrer que la révélation n’est pas un héritage mort mais une nourriture qui descend et se transmet par des hommes inspirés, et il joue le rôle théologique central d’affirmer que la vie de la religion dépend d’une proclamation qui maintient le Coran vivant, protège la source céleste contre la tentation d’une science tirée des morts, et garantit la continuité de la guidance.
Articles citant ce verset (4)

Ce verset est cité pour rappeler, dans le souffle même du récit, le moment précis où la parole divine ordonne au Messager d’annoncer ce qui doit l’être, et c’est dans ce contexte — après le pèlerinage, au carrefour où les caravanes allaient se séparer, lorsque le Prophète arrête tout pour élever la main de l’Imam Ali — que la sourate 5, La Table Servie, verset 67 est invoquée; il justifie l’acte public et solennel de proclamation, il est cité pour montrer que cette désignation n’est pas une initiative humaine mais une injonction divine nécessaire à l’accomplissement du message, et il donne sens spirituel à la bay‘a, en faisant de ce geste l’achèvement de la religion promue par Allâhu, appelant les cœurs à l’unité eschatologique autour du Mahdi et du Messie, et mettant en garde contre le refus qui rappelle la posture d’Iblis — accepter ce choix, ici et maintenant, est présenté comme un passage indispensable vers la révélation vivante.

Ce verset est cité pour… rappeler, au moment où l'auteur décrit Ghadir Khumm, que le messager a reçu un ordre divin de transmettre intégralement ce qui lui a été révélé — « Bardarudhu billahi minash shaitanir rajim, ya ayyuhar rasool, baligh ma unzila ilayka min rabbik… » — et que, en agissant ainsi, il est garanti contre les hommes. Dans ce contexte précis il sert de fondement à l'idée que l'annonce publique de l'Imam Ali n'est pas une initiative humaine ou politique mais l'exécution d'un commandement sacré, l'acte même de transmission qui assure la préservation du Dhikr, légitime la Wilayah et fonde la nécessité de la bay‘a aux Asbat; d'où découle la responsabilité spirituelle des croyants d'accueillir et d'incarner cette inspiration, car le verset relie la parole du messager à la protection divine et à la continuité de l'enseignement au cœur de l'histoire.

Ce verset est cité pour… rappeler, au cœur de la réflexion sur Ghadir et la transmission vivante, que le messager reçoit un impératif divin de transmettre ce qui lui a été révélé (Sourate 5, La Table Servie, verset 67) ; il apparaît précisément quand l’orateur insiste sur la nécessité d’une continuité qui dépasse la lettre, pour montrer que le Coran a besoin d’un porteur vivant, d’un héritier comme l’Imam Ali, afin que la révélation reste vivante et ne soit pas pliée au seul raisonnement humain. Il est évoqué pour asseoir spirituellement l’obligation de proclamation et l’existence d’un garant inspiré qui, par ilhâm, perpétue la lumière, et il tient un rôle théologique central: légitimer la succession comme voie de protection et d’éveil, faisant de la transmission une mission sacrée par laquelle même un petit nombre de guidés suffit à préserver la source de la vie spirituelle.
