À propos de la sourate Les fourmis

Numéro

27

Nom arabe

النمل

Versets

93

Révélation

Médinoise

Articles liés

12

27
Les fourmis
Sourate 27 - Verset 40

قَالَ ٱلَّذِى عِندَهُۥ عِلْمٌ مِّنَ ٱلْكِتَـٰبِ أَنَا۠ ءَاتِيكَ بِهِۦ قَبْلَ أَن يَرْتَدَّ إِلَيْكَ طَرْفُكَ ۚ فَلَمَّا رَءَاهُ مُسْتَقِرًّا عِندَهُۥ قَالَ هَـٰذَا مِن فَضْلِ رَبِّى لِيَبْلُوَنِىٓ ءَأَشْكُرُ أَمْ أَكْفُرُ ۖ وَمَن شَكَرَ فَإِنَّمَا يَشْكُرُ لِنَفْسِهِۦ ۖ وَمَن كَفَرَ فَإِنَّ رَبِّى غَنِىٌّ كَرِيمٌ

qāla alladhī ʿindahu ʿil'mun mina l-kitābi anā ātīka bihi qabla an yartadda ilayka ṭarfuka falammā raāhu mus'taqirran ʿindahu qāla hādhā min faḍli rabbī liyabluwanī a-ashkuru am akfuru waman shakara fa-innamā yashkuru linafsihi waman kafara fa-inna rabbī ghaniyyun karīmun

Muhammad Hamidullah

Quelqu'un qui avait une connaissance du Livre dit: «Je te l'apporterai avant que tu n'aies cligné de l'œil». Quand ensuite, Salomon a vu le trône installé auprès de lui, il dit: «Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant c'est dans son propre intérêt qu'il le fait, et quiconque est ingrat... alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même et Il est Généreux».

Rachid Maach

Un homme initié aux Ecritures dit : « Quant à moi, je te l’apporterai en un clin d’œil. » Découvrant soudainement le trône à ses pieds, Salomon dit : « Voilà une faveur de mon Seigneur destinée à éprouver ma gratitude. Quiconque est reconnaissant l’est dans son seul intérêt et quiconque se montre ingrat doit savoir qu’Allah peut parfaitement se passer de sa reconnaissance et qu’Il est immensément Généreux. »

Centre International Nur

Celui qui était initié à la science du Livre dit alors : « Moi, je te l’apporterai avant même que tu n’aies cligné de l’œil. » Lorsque Salomon eut vu (le trône) installé près de lui, il dit : « C’est là une des faveurs de mon Seigneur Qui m’éprouve (pour voir) si je suis reconnaissant ou ingrat. Car, quiconque est reconnaissant le sera pour lui-même, et quiconque est ingrat (doit savoir qu’) Allah Se passe de (sa reconnaissance) et qu’Il est Généreux. »

L'Intelligence : Enjeu Central de la Création Divine
L'Intelligence : Enjeu Central de la Création Divine

Ce verset est cité pour ancrer, dans l’exemple vivant de *Salomon* et de la *hudhud*, l’idée que l’intelligence reçue n’est pas seulement un savoir humain accumulé mais un don ordonné, capable de déplacer des royaumes et de révéler des pouvoirs qui dépassent notre logique, et il apparaît alors au cœur de la parole pour rappeler le moment où *Salomon* demande « Qui me ramènera leur trône ? » et où la « science du Livre » est attribuée à un homme qui l’accomplit ; le verset est introduit dans le contexte de la discussion sur les « maisons » de l’intelligence pour opposer la capacité quasi-décrétoire du *Khalifa* à l’effort des créatures, il est cité pour montrer pourquoi certaines facultés émergent sans apprentissage humain et pour jouer, spirituellement, le rôle d’un témoin : celui qui atteste que l’ordre divin confie, par grâce et obéissance, des clefs d’accès à la « maison de la lumière ».

Articles citant ce verset (4)

La Lumière du Coran : Recevoir de Dieu dans l'Inertie
La Lumière du Coran : Recevoir de Dieu dans l'Inertie

Ce verset est cité pour rappeler, au cœur du développement sur le mouvement et l'inertie, l’épisode où Salomon demande le trône de Bilqis et une réponse arrive « avant le clignement de l’œil », opposant la méthode du Djiin et de l’Ifrît min al-Djiin à cette autre manière qui ne requiert aucun déplacement. Placé exactement là où l’auteur parle de la révélation sans durée — comme la nuit bénie et le voyage du messager — ce verset est convoqué pour appuyer l’idée que la réception de la lumière divine peut se faire dans l’immobilité intérieure, sans le temps du raisonnement ni le trajet du mouvement. Son rôle spirituel est de servir de preuve vivante, inspirante et lumineuse : il invite à se défaire de la logique purement mouvante, à retrouver la nature créaturelle de l’homme qui reçoit instantanément, et à reconnaître que la grâce et la science divines peuvent jaillir sans effort, indépendamment des lois de l’espace et du temps.

La foi en l’invisible (al-ghayb) et la vision intérieure
La foi en l’invisible (al-ghayb) et la vision intérieure

Ce verset est cité pour évoquer, dans la page où l’on parle de Salomon et du trône de la reine Bilqis, ce miracle rapporté quand l’un dit « Je puis te le ramener avant que tu ne te lèves » et l’autre « avant que ton œil ne cligne » : il sert ici de pivot à la méditation sur la « science du Livre ». Dans le texte, il est placé comme exemple concret où le al-ghayb devient présent par une connaissance vive, non pas par une force magique isolée mais par la révélation contenue dans le Livre ; il est cité pour illustrer comment la parole divine, hors du temps, permet d’abolir la distance et de rendre immédiate une réalité éloignée. Spirituellement, ce verset soutient l’argument central : la présence du ghayb entre nos mains quand on possède la science du Livre, et la parole sans temps qui donne aux prophètes et aux hommes de foi la capacité de traverser les temps et d’actualiser l’invisible.

La Sagesse de la Fourmi et le Rôle du Khalifa
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Ce verset est cité pour opposer clairement la force du mouvement à la science de la parole dans l’exemple du trône de Bilqis, placé au cœur de l’article comme preuve vivante que la puissance d’un Khalifa réside dans la stabilité et la connaissance plutôt que dans l’effort; dans le récit, deux réponses apparaissent — l’al-‘ifrīt rapide et l’al-‘ālim qui devance le regard — et le verset est invoqué pour illustrer comment la sagacité intellectuelle réalise l’impossible avant même le geste, montrant que l’autorité du Khalifa commande sans agitation; sa présence sert à relier la sagesse de la fourmi, la protection partagée et la dignité de l’al-insān : elle fonde spirituellement l’idée que la parole, enracinée en science divine, fait mouvoir la création et instaure une vie de sukûn où la vraie hauteur s’exprime sans heurt ni combat.