À propos de la sourate Les fourmis
Numéro
27
Nom arabe
النمل
Versets
93
Révélation
Médinoise
Articles liés
8
قَالَ ٱلَّذِى عِندَهُۥ عِلْمٌ مِّنَ ٱلْكِتَـٰبِ أَنَا۠ ءَاتِيكَ بِهِۦ قَبْلَ أَن يَرْتَدَّ إِلَيْكَ طَرْفُكَ ۚ فَلَمَّا رَءَاهُ مُسْتَقِرًّا عِندَهُۥ قَالَ هَـٰذَا مِن فَضْلِ رَبِّى لِيَبْلُوَنِىٓ ءَأَشْكُرُ أَمْ أَكْفُرُ ۖ وَمَن شَكَرَ فَإِنَّمَا يَشْكُرُ لِنَفْسِهِۦ ۖ وَمَن كَفَرَ فَإِنَّ رَبِّى غَنِىٌّ كَرِيمٌ
qāla alladhī ʿindahu ʿil'mun mina l-kitābi anā ātīka bihi qabla an yartadda ilayka ṭarfuka falammā raāhu mus'taqirran ʿindahu qāla hādhā min faḍli rabbī liyabluwanī a-ashkuru am akfuru waman shakara fa-innamā yashkuru linafsihi waman kafara fa-inna rabbī ghaniyyun karīmun
Muhammad Hamidullah
Quelqu'un qui avait une connaissance du Livre dit: «Je te l'apporterai avant que tu n'aies cligné de l'œil». Quand ensuite, Salomon a vu le trône installé auprès de lui, il dit: «Cela est de la grâce de mon Seigneur, pour m'éprouver si je suis reconnaissant ou si je suis ingrat. Quiconque est reconnaissant c'est dans son propre intérêt qu'il le fait, et quiconque est ingrat... alors mon Seigneur Se suffit à Lui-même et Il est Généreux».
Rachid Maach
Un homme initié aux Ecritures dit : « Quant à moi, je te l’apporterai en un clin d’œil. » Découvrant soudainement le trône à ses pieds, Salomon dit : « Voilà une faveur de mon Seigneur destinée à éprouver ma gratitude. Quiconque est reconnaissant l’est dans son seul intérêt et quiconque se montre ingrat doit savoir qu’Allah peut parfaitement se passer de sa reconnaissance et qu’Il est immensément Généreux. »
Centre International Nur
Celui qui était initié à la science du Livre dit alors : « Moi, je te l’apporterai avant même que tu n’aies cligné de l’œil. » Lorsque Salomon eut vu (le trône) installé près de lui, il dit : « C’est là une des faveurs de mon Seigneur Qui m’éprouve (pour voir) si je suis reconnaissant ou ingrat. Car, quiconque est reconnaissant le sera pour lui-même, et quiconque est ingrat (doit savoir qu’) Allah Se passe de (sa reconnaissance) et qu’Il est Généreux. »

Histoire de Souleyman et de l'homme détenant une science du livre illustrant l'inertie.
Articles citant ce verset (4)

Ce verset est cité pour évoquer, dans la page où l’on parle de Salomon et du trône de la reine Bilqis, ce miracle rapporté quand l’un dit « Je puis te le ramener avant que tu ne te lèves » et l’autre « avant que ton œil ne cligne » : il sert ici de pivot à la méditation sur la « science du Livre ». Dans le texte, il est placé comme exemple concret où le al-ghayb devient présent par une connaissance vive, non pas par une force magique isolée mais par la révélation contenue dans le Livre ; il est cité pour illustrer comment la parole divine, hors du temps, permet d’abolir la distance et de rendre immédiate une réalité éloignée. Spirituellement, ce verset soutient l’argument central : la présence du ghayb entre nos mains quand on possède la science du Livre, et la parole sans temps qui donne aux prophètes et aux hommes de foi la capacité de traverser les temps et d’actualiser l’invisible.

Ce verset est cité pour opposer clairement la force du mouvement à la science de la parole dans l’exemple du trône de Bilqis, placé au cœur de l’article comme preuve vivante que la puissance d’un Khalifa réside dans la stabilité et la connaissance plutôt que dans l’effort; dans le récit, deux réponses apparaissent — l’al-‘ifrīt rapide et l’al-‘ālim qui devance le regard — et le verset est invoqué pour illustrer comment la sagacité intellectuelle réalise l’impossible avant même le geste, montrant que l’autorité du Khalifa commande sans agitation; sa présence sert à relier la sagesse de la fourmi, la protection partagée et la dignité de l’al-insān : elle fonde spirituellement l’idée que la parole, enracinée en science divine, fait mouvoir la création et instaure une vie de sukûn où la vraie hauteur s’exprime sans heurt ni combat.

Ce verset est cité pour ancrer, dans l’exemple vivant de *Salomon* et de la *hudhud*, l’idée que l’intelligence reçue n’est pas seulement un savoir humain accumulé mais un don ordonné, capable de déplacer des royaumes et de révéler des pouvoirs qui dépassent notre logique, et il apparaît alors au cœur de la parole pour rappeler le moment où *Salomon* demande « Qui me ramènera leur trône ? » et où la « science du Livre » est attribuée à un homme qui l’accomplit ; le verset est introduit dans le contexte de la discussion sur les « maisons » de l’intelligence pour opposer la capacité quasi-décrétoire du *Khalifa* à l’effort des créatures, il est cité pour montrer pourquoi certaines facultés émergent sans apprentissage humain et pour jouer, spirituellement, le rôle d’un témoin : celui qui atteste que l’ordre divin confie, par grâce et obéissance, des clefs d’accès à la « maison de la lumière ».
