À propos de la sourate La caverne
Numéro
18
Nom arabe
الكهف
Versets
110
Révélation
Médinoise
Articles liés
27
حَتَّىٰٓ إِذَا بَلَغَ بَيْنَ ٱلسَّدَّيْنِ وَجَدَ مِن دُونِهِمَا قَوْمًا لَّا يَكَادُونَ يَفْقَهُونَ قَوْلًا
ḥattā idhā balagha bayna l-sadayni wajada min dūnihimā qawman lā yakādūna yafqahūna qawlan
Muhammad Hamidullah
Et quand il eut atteint un endroit situé entre les Deux Barrières (montagnes), il trouva derrière elles une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage.
Rachid Maach
jusqu’à atteindre un défilé situé entre deux montagnes au-delà desquelles il trouva un peuple comprenant difficilement le langage des autres nations.
Centre International Nur
jusqu’à ce que, atteignant la gorge entre les Deux Montagnes, il trouvât derrière elles un peuple qui n’entendait aucun langage.

Citation décrivant le peuple trouvé par Dhûl-Qarnayn entre les deux Sed, en dehors de la compréhension de la Parole.

Discussion sur le troisième voyage de Dhûl-Qarnayn et le peuple qu'il rencontre qui ne comprend presque pas la Parole.
Articles citant ce verset (5)

Ce verset est cité pour rappeler, dans le cœur du récit, pourquoi la muraille ne peut être l’ouvrage de n’importe quel homme : il intervient au moment où Dhûl-Qarnayn atteint « un point situé entre les deux barrières, où il trouva un peuple qui y comprenait à peine la parole », et sert ici de clé interprétative pour tout le passage — il montre que l’incapacité à saisir la parole vivante, la révélation et le Rûh rend vaine toute tentative humaine isolée; il est invoqué pour expliquer pourquoi nous avons besoin de Dhûl-Qarnayn, des Ahl al-Zamân, des Mahdi et du Messie, ceux qui maîtrisent la parole et l’ilhâm, afin d’ériger une protection vraiment efficace; spirituellement, ce verset pose la dépendance des communautés à la guidance divine et met en lumière l’appel à l’unité et à l’offrande collective des qualités intérieures (droiture, fermeté, foi) pour que la barrière prenne sens et force face à Gog et Magog.

Ce verset est cité pour ancrer, dès l’entrée du récit, la scène où Dhûl-Qarnayn atteint « un endroit situé entre les deux barrières » et rencontre ce peuple « qui comprenait à peine [le langage] », situant ainsi le cœur du dialogue sur Gog et Magog ; il est évoqué ici comme le point de départ concret de la demande de protection, montrant que la prise de conscience et la peur du désordre sont déjà présentes chez ceux qui appellent à l’aide. Il est cité pour légitimer la nécessité d’une réponse structurelle — la construction d’un rempart — et pour rappeler que la protection n’est pas une fiction mais une responsabilité collective à recevoir et à accomplir avec l’aide de Dhûl-Qarnayn. Sur le plan spirituel et théologique, ce verset joue le rôle d’un éveil : il révèle la condition du peuple protégé, confirme la rencontre entre la faiblesse humaine et l’aide divine, et prépare le sens allégorique des gestes (fer, souffle, cuivre) qui suivront comme moyens de sauvegarde intérieure et communautaire.

Cité dans l'introduction pour décrire l'arrivée de Dhûl-Qarnayn entre les deux barrières et la rencontre avec un peuple qui ne comprend pas la parole.