À propos de la sourate La vache
Numéro
2
Nom arabe
البقرة
Versets
286
Révélation
Médinoise
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47
فَتَلَقَّىٰٓ ءَادَمُ مِن رَّبِّهِۦ كَلِمَـٰتٍ فَتَابَ عَلَيْهِ ۚ إِنَّهُۥ هُوَ ٱلتَّوَّابُ ٱلرَّحِيمُ
fatalaqqā ādamu min rabbihi kalimātin fatāba ʿalayhi innahu huwa l-tawābu l-raḥīmu
Muhammad Hamidullah
Puis Adam reçut de son Seigneur des paroles, et Allah agréa son repentir car c'est Lui certes, le Repentant, le Miséricordieux.
Rachid Maach
Adam prononça alors certaines paroles inspirées par son Seigneur qui accepta son repentir. C’est Lui, en effet, le Très Miséricordieux, Celui qui accepte toujours le repentir de Ses serviteurs.
Centre International Nur
Adam reçut alors de son Seigneur des paroles et (Allah) accepta son repentir. C’est Lui le Tout Absoluteur, le Tout Miséricordieux.

Ce verset est cité pour montrer la porte offerte au retour vers Dieu : dans le passage « La Chute et la Rédemption », immédiatement après la description d’Adam et Hawwâ’ dépouillés de leur manteau de lumière, incapables de formuler une supplique, la mention de Sourate Al‑Baqara (La Vache), verset 37, vient dire que Dieu a donné à Adam des paroles (kalimât) et a agréé son repentir, car Il est le Tawwâb, le Rahîm. Il est cité ici pour apaiser la nostalgie du paradis et pour rappeler que la rupture n’est pas une condamnation définitive mais une invitation à la miséricorde : la réparation ne naît ni de l’effort humain seul ni de la raison isolée, mais de la parole divine qui enseigne à se tourner, à confesser et à se laisser accepter. Spirituellement, ce verset tient le rôle de réassurance centrale, garantissant que la rédemption est possible et que la relation première peut se renouer.
Articles citant ce verset (4)

Ce verset est cité pour éclairer le retournement profond d’Adam (Sourate 2, La Vache, verset 37) : il surgit dès l’introduction pour rappeler que lorsque l’homme s’est tourné vers Dieu il n’a pas simplement demandé pardon d’un manquement, il a imploré le rétablissement de son état primordial, la reconquête de son vêtement de lumière. Dans le texte, le verset sert de fondement vivant à l’idée que le Tawba est une restauration eschatologique, acceptée par le Dieu Tout-Miséricordieux qui est tawwâbur-raḥîm, et par là même inaugure la mission retrouvée d’Adam en tant que prophète. Son rôle spirituel est de légitimer tout le discours : il montre que la miséricorde divine opère un retour ontologique, donne la vie à l’esprit en nous, et justifie l’appel à reprendre notre fitra, à marcher comme témoins et héritiers, unissant la nuit bénie, l’esprit et la mission humaine.

Ce verset est cité pour rappeler, dans le coeur même de la réflexion sur istighfar et Tawba, l’épisode d’Adam où la rencontre avec son Seigneur devient le paradigme du retour véritable ; ici, dans la première décade de Ramadan et en préparation de la nuit du destin, il est évoqué au moment où l’on distingue le pardon intime de l’individu et le Tawba qui relève d’un retour ontologique. Il est cité parce qu’il illustre qu’Adam n’a pas seulement demandé pardon en surface, il a eu un échange, il est revenu vers son Seigneur et son repentir a été accueilli, montrant que le Tawba restaure la dignité première et réinsère l’homme dans sa mission de témoin; spirituellement, le verset tient le rôle d’un faisceau lumineux qui légitime l’idée que le vrai repentir transforme, élève et remet le voyageur dans sa robe de lumière, offrant ainsi un modèle vivant pour vivre ce Ramadan et la nuit bénie.

Ce verset est cité pour rappeler, au cœur de l’histoire d’Adam et de la descente, l’échange de parole qui ramène l’homme à sa robe de lumière : dans le passage, la phrase « Fatalak Adam min rabbihi kalimât… » revient comme une clé qui ouvre la voie de la quarantaine, montrant comment la parole divine, reçue après le repentir, opère une vraie alchimie intérieure; ici il est nommé pour lier directement le récit primeval à la pratique proposée — quarante jours de retrait, jeûne et invocation — afin que chacun retrouve, par l’effort et la sobriété, cette parole qui restaure le vêtement et l’orientation du cœur; spirituellement, le verset joue le rôle de fondement théologique et affectif de l’argumentation : il légitime la retraite comme chemin de retour, garantit la possibilité de réhabilitation par la parole divine et invite à préparer la Nuit du Destin en imitant la restauration d’Adam.