À propos de la sourate La caverne
Numéro
18
Nom arabe
الكهف
Versets
110
Révélation
Médinoise
Articles liés
27
وَإِذْ قَالَ مُوسَىٰ لِفَتَىٰهُ لَآ أَبْرَحُ حَتَّىٰٓ أَبْلُغَ مَجْمَعَ ٱلْبَحْرَيْنِ أَوْ أَمْضِىَ حُقُبًا
wa-idh qāla mūsā lifatāhu lā abraḥu ḥattā ablugha majmaʿa l-baḥrayni aw amḍiya ḥuquban
Muhammad Hamidullah
(Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet: «Je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années».
Rachid Maach
Moïse adressa un jour ces paroles à son serviteur : « Je n’aurai de cesse de progresser tant que je n’aurai pas atteint le lieu où se rejoignent les deux mers, dussé-je voyager de longues années. »
Centre International Nur
(Souviens-toi aussi) quand Moïse dit à son servant : « Je ne m’arrêterais (de marcher) qu’une fois arrivé au confluent des deux mers, même si je devais continuer (à le faire) pendant de longues années. »
Articles citant ce verset (3)

Ce verset est cité pour rappeler la poussée intérieure du chercheur qui quitte les rives du connu pour rejoindre la source vive de la science inspirée, placé ici au cœur du récit de Moise et d’Al-Khidr dans la Sourate de la Caverne ; il intervient précisément quand l’orateur présente la quête ardente — « Je ne m'arrêterai pas jusqu'à ce que j'atteigne le confluent des deux mers » — comme modèle d’attitude pour ceux qui aspirent à l’authentique Tawhid. Il est invoqué parce qu’il illustre la rupture avec une pratique religieuse de surface et l’élan vers une connaissance qui n’est plus seulement rationnelle mais inspirée par Allâhu, soutenant l’idée que l’islam véritable demande de devenir l’œuvre de Dieu. Spirituellement, ce verset joue le rôle de porte : il légitime la trajectoire du disciple qui renonce au confort des rites pour être traversé par la volonté divine, fondant ainsi la pédagogie des trois épisodes et la possibilité d’un passage du raisonnement à l’inspiration.

Référence à la jonction des deux mers (bahr-'ayn) dans le récit de Moïse pour illustrer la dualité grammaticale arabe.

Ce verset est cité pour ancrer la quête inébranlable de Moise et pour légitimer son départ vers la rencontre d’un maître de sagesse : Sourate Al‑Kahf (La Caverne), verset 60, « Je ne m’arrêterai que lorsque j’atteindrai le confluent des deux mers ». Dans le texte, il surgit au cœur du troisième élément comme le souffle premier qui pousse l’homme mûr à exclure la déviation et à se vouer entièrement à l’aspiration vers l’‘ilm al‑ladunni ; il explique pourquoi Moise accepte la patience, le pacte du silence et la mise à l’épreuve. Cité là, ce verset sert de boussole spirituelle, il justifie la route difficile, prépare le lecteur aux épisodes du bateau, de l’enfant et du mur, et révèle le rôle thérapeutique de l’obéissance humble face au mystère : la recherche ne s’arrête pas tant que l’âme n’a pas goûté la profondeur de la sagesse divine.
