À propos de la sourate La vache
Numéro
2
Nom arabe
البقرة
Versets
286
Révélation
Médinoise
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47
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ كُتِبَ عَلَيْكُمُ ٱلصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ
yāayyuhā alladhīna āmanū kutiba ʿalaykumu l-ṣiyāmu kamā kutiba ʿalā alladhīna min qablikum laʿallakum tattaqūna
Muhammad Hamidullah
O les croyants! On vous a prescrit aS-Siyâm comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété,
Rachid Maach
Vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit - de même qu’il fut prescrit aux nations qui vous ont précédés - afin de vous préserver du péché.
Centre International Nur
Ô vous qui avez cru ! Le jeûne (Aç-Ciyâm) vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux qui vous ont précédés : ainsi finirez-vous par craindre pieusement.
Articles citant ce verset (3)

Ce verset est cité pour introduire doucement l’invitation profonde du mois : il surgit au cœur du propos comme un appel premier, posé dans la section « L’Invitation Divine au Mois de Ramadan », afin d’enraciner le jeûne non comme une simple abstinence mais comme une prescription divine partagée avec ceux qui nous ont précédés, destinée à nous conduire vers la piété. Il est évoqué pour légitimer et sacrifier nos habitudes aux fins d’une démarche intérieure, pour rappeler que ce temps est une grâce offerte aux croyants pour se purifier, formuler une intention sincère et retourner à la table spirituelle des prophètes. Son rôle dans l’argumentation est capital : il transforme le jeûne en pédagogie, il unit la communauté à une tradition sacrée, il recentre le désir loin du ventre vers la quête de Taqwâ, et il ouvre le chemin vers la purification, le repentir et la renaissance spirituelle que le texte invite à vivre durant ce mois béni.

Ce verset est cité pour rappeler, au terme de la méditation sur les trois décades et la seconde dédiée à semer, que le jeûne n’est pas une invention personnelle mais une prescription qui relie notre pratique à celle des anciens, par la formule « kutiba alaykumu siyâm kama kutiba alalladina min qablikum la allakoum tattaqoun. » Placé dans la conclusion, il éclaire le pourquoi du Ramadan évoqué tout au long du texte : purifier le cœur, éprouver la foi comme une saveur sucrée, et préparer l’être à semer la paix, l’amour et la parole. Il ancre la posture spirituelle proposée — vivre plutôt que réfléchir — dans une continuité sacrée et universelle, en orientant l’effort vers la quête de tattaqoun; le verset est ainsi la clé théologique qui transforme la discipline du jeûne en instrument de formation intérieure, de témoignage et d’ouverture à l’autre.

Ce verset est cité pour rappeler que le jeûne n’est pas une simple épreuve corporelle mais une prescription tournée vers l’éveil intérieur : placé en conclusion, « Koutiba alaykoumous siyâm kama koutiba alal ladina min qablikoum la'allakoum tattaqoun » vient sceller le message du texte en donnant au Ramadan sa finalité spirituelle, la Taqwa. Dans le contexte duçon, après l’évocation d’Adam, du vêtement de lumière et de la purgation des idoles du cœur, ce rappel légal devient une invitation aimante à la purification, au repentir et à la lecture qualitative du livre ; il justifie la structure des décades et la ferveur attendue des croyants, en transformant la privation en chemin vers la proximité divine. Le verset joue ici le rôle d’un phare théologique : il autorise et oriente la pratique vers la miséricorde, la paix et la hauteur, rendant tangible le but intime du jeûne.
