À propos de la sourate La vache
Numéro
2
Nom arabe
البقرة
Versets
286
Révélation
Médinoise
Articles liés
47
ٱلَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِٱلْغَيْبِ وَيُقِيمُونَ ٱلصَّلَوٰةَ وَمِمَّا رَزَقْنَـٰهُمْ يُنفِقُونَ
alladhīna yu'minūna bil-ghaybi wayuqīmūna l-ṣalata wamimmā razaqnāhum yunfiqūna
Muhammad Hamidullah
qui croient à l'invisible et accomplissent la Salât et dépensent (dans l'obéissance à Allah), de ce que Nous leur avons attribué,
Rachid Maach
qui croient aux mystères, accomplissent la prière et offrent par charité une partie de ce que Nous leur avons accordé,
Centre International Nur
qui croient à l’Inconnaissable (ghayb), accomplissent la Çalât et dépensent des biens que Nous leur avons dispensés.

Ce verset est cité pour… (Sourate Al-Baqara, La Vache, verset 3) rappeler, au cœur du développement sur la foi en al-ghayb, que le croyant est d’abord « celui qui croit en l’invisible », et que le Livre contient la voie pour ces mêmes croyants. Inséré dans le passage qui médite sur la Laylat Al-Qadr, la présence prophétique et la science du Livre, ce verset sert de pierre angulaire : il pose la définition des musulmans comme des êtres de présence intérieure, capables, par l’imân et la Taqwa, de rendre présent ce qui est hors du temps. Il est cité pour légitimer l’idée que le ghayb n’est pas un simple futur incertain mais le contenu même du Livre, accessible en foi; spirituellement il oriente le lecteur vers une réception contemplative et active de la parole divine, qui transforme l’absence en présence et fait de la lecture du Livre une ouverture vers la vision de l’âme.

Cité pour définir les éveillés comme ceux qui ont foi en l'invisible (ghayb), accomplissent la prière et dépensent de ce que Dieu leur a accordé.

Référence à la foi en al-ghayb chez les éveillés ou al-muttaqīn dans la sourate Al-Baqara.

Parle de ceux qui croient en l'invisible pour illustrer la foi véritable.
Articles citant ce verset (7)

Ce verset est cité pour ancrer, avec douceur et autorité, la définition même de ceux qui sont appelés à retrouver la fitra et à goûter à la nuit hors du temps ; placé dans la section « Les Caractéristiques des Éveillés », il surgit juste après « Voici le livre… » pour dessiner en trois traits la figure des muttqîn — croire en al-al-ghayb, entretenir la prière intime, et partager de ce dont ils ont été gratifiés — et ainsi montrer à qui s’adresse la guidance véritable. Il est invoqué parce qu’il donne le critère spirituel qui permet de recevoir l’esprit et la miséricorde : seuls ceux qui vivent l’absence comme présence, qui tissent une relation quotidienne avec Allâhu, et qui ne thésaurisent pas la lumière, peuvent recevoir le rizq d’en-haut, devenir témoins et transmettre la vie. Son rôle est donc central, il légitime l’appel au Tawba eschatologique et explique qui, parmi nous, sera capable de redevenir « diamant » et porteur de la mission.

Ce verset est cité pour introduire, avec douceur et autorité spirituelle, la définition des éveillés que le discours appelle à rejoindre : dans Sourate 2, La Vache, verset 3 — Alladhina yu’minuna bi-l-ghaybi wa yuqimuna s-salata wa mimma razaqnahum yunfiqun — il est rappelé au moment où l’orateur, parlant de Laylatoul Qadr, de l’Esprit et de la famille du Prophète, veut préciser qui reçoit véritablement le Livre. Le contexte est celui d’une invitation au repentir et à la présence intérieure : le verset est cité pour nommer les qualités concrètes de ceux qui vivent l’élection — la foi en l’al-ghayb (ainsi l’Imam invisible devient réel pour le cœur), l’ascèse de la prière et le partage du rizq — et pour ancrer théologiquement l’appel à la Tawba et à la miséricorde ; il sert de critère spirituel, une lampe qui éclaire le chemin de la communauté vers la transformation et la responsabilité.

Ce verset est cité pour rappeler, avec douceur et autorité, que la vraie spiritualité commence par la confiance en ce qui est invisible, et il intervient précisément dans la partie où l'auteur parle de la foi en l'ghayb et de la dimension hors du temps et de l'espace. Inséré après l'évocation de l'ascension et des récits prophétiques, il sert à définir qui sont les « éveillés » : ceux qui acceptent sans enfermement les réalités auxquelles le raisonnement ordinaire n'accède pas, qui laissent la prière et l'inspiration les conduire au-delà des lois connues. Sa présence ici légitime le déplacement du discours du tangible vers le transcendant, offre une assise spirituelle à l'idée que l'invisible devient perceptible pour qui entre dans cet état, et justifie la priorité donnée à la foi intuitive sur la seule démonstration rationnelle, reliant ainsi ascension, attestation et retour à l'origine.