À propos de la sourate La vache
Numéro
2
Nom arabe
البقرة
Versets
286
Révélation
Médinoise
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47
وَإِذْ قَالَ رَبُّكَ لِلْمَلَـٰٓئِكَةِ إِنِّى جَاعِلٌ فِى ٱلْأَرْضِ خَلِيفَةً ۖ قَالُوٓا۟ أَتَجْعَلُ فِيهَا مَن يُفْسِدُ فِيهَا وَيَسْفِكُ ٱلدِّمَآءَ وَنَحْنُ نُسَبِّحُ بِحَمْدِكَ وَنُقَدِّسُ لَكَ ۖ قَالَ إِنِّىٓ أَعْلَمُ مَا لَا تَعْلَمُونَ
wa-idh qāla rabbuka lil'malāikati innī jāʿilun fī l-arḍi khalīfatan qālū atajʿalu fīhā man yuf'sidu fīhā wayasfiku l-dimāa wanaḥnu nusabbiḥu biḥamdika wanuqaddisu laka qāla innī aʿlamu mā lā taʿlamūna
Muhammad Hamidullah
Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges: «Je vais établir sur la terre un vicaire «Khalifa». Ils dirent: «Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier?» - Il dit: «En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas!».
Rachid Maach
Mentionne ces paroles adressées par ton Seigneur aux anges : « Je vais installer un vicaire sur terre où ses descendants se succéderont de génération en génération. » Les anges s’étonnèrent : « Vas-tu y installer des êtres qui y répandront le mal et y feront couler le sang alors que, par nos louanges, nous célébrons Ta gloire et sanctifions Ton nom ? » Il dit : « Je sais des choses que vous ignorez. »
Centre International Nur
Lorsque ton Seigneur dit aux Anges : « Je vais installer sur terre une succession», ils dirent : « Y installeras-Tu qui y sèmera le désordre et y répandra le sang, alors que nous autres sommes là à Te rendre gloire et à Te sanctifier ? » Il dit : « Je sais ce que vous ne savez pas. »
Analyse mot-à-mot
wa-idh
et quand
Analyse linguistique :
et
Autres traductions possibles :
qāla
dit
Autres traductions possibles :
rabbuka
ton Seigneur
Analyse linguistique :
Seigneur
Autres traductions possibles :
lil'malāikati
aux anges
Analyse linguistique :
pour les anges
Autres traductions possibles :
innī
je
Autres traductions possibles :
jāʿilun
établissant
Analyse linguistique :
faiseur
Autres traductions possibles :
fī
dans
Autres traductions possibles :
l-arḍi
la terre
Analyse linguistique :
terre
Autres traductions possibles :
khalīfatan
successeur
Autres traductions possibles :
qālū
ils dirent
Analyse linguistique :
dirent
Autres traductions possibles :
atajʿalu
fais-tu
Analyse linguistique :
fais
Autres traductions possibles :
fīhā
dans
Autres traductions possibles :
man
qui
Autres traductions possibles :
yuf'sidu
corrompre
Autres traductions possibles :
fīhā
dans
Analyse linguistique :
dedans
Autres traductions possibles :
wayasfiku
et verser
Analyse linguistique :
verser
Autres traductions possibles :
l-dimāa
le sang
Analyse linguistique :
sang
Autres traductions possibles :
wanaḥnu
et nous
Analyse linguistique :
nous
Autres traductions possibles :
nusabbiḥu
glorifions
Analyse linguistique :
nous glorifions
Autres traductions possibles :
biḥamdika
par ta louange
Analyse linguistique :
louange
Autres traductions possibles :
wanuqaddisu
et nous sanctifions
Analyse linguistique :
nous sanctifions
Autres traductions possibles :
laka
pour toi
Analyse linguistique :
à toi
Autres traductions possibles :
qāla
dit
Autres traductions possibles :
innī
je
Analyse linguistique :
certainement
Autres traductions possibles :
aʿlamu
sais
Analyse linguistique :
savoir
Autres traductions possibles :
mā
quoi
Autres traductions possibles :
lā
non
Autres traductions possibles :
taʿlamūna
savez
Autres traductions possibles :

Ce verset est cité pour ancrer immédiatement la réflexion dans l’origine même de la destinée humaine, ce moment premier où Dieu annonce aux anges qu’Il veut établir sur la terre un Khalifa, et où l’incompréhension angélique révèle la profondeur de cette vocation; il est placé au début de l’article comme clef qui ouvre le fil conducteur — la création d’Adam, l’apprentissage des noms, la souveraineté conférée à l’homme — et explique pourquoi cette responsabilité échappe à la seule logique angélique et requiert une science révélée ; cité ici, il légitime la thèse centrale selon laquelle l’homme possède une autorité ontologique sur la création, une vocation céleste retardée par le défi d’Iblis et destinée à s’accomplir pleinement à la fin des temps avec l’avènement du Messie (Jésus) et du Mahdi, offrant ainsi au lecteur la fondation spirituelle et théologique de tout le développement qui suit.

« Ce verset est cité pour… » poser la scène où, après avoir décrit la nature lumineuse et obéissante des anges — voués au tasbîh et à la taqdîs — l’auteur invite à comprendre leur étonnement quand Allâhu annonce la création d’un Khalifa sur la terre ; il est évoqué au cœur du développement sur la création de l’homme pour expliciter pourquoi les anges interrogent Dieu, depuis leur regard limité qui n’a perçu, jusqu’à un certain point, que meurtre, désordre et rébellion ; il est cité afin de contraster cette vision fragmentaire avec la sagesse divine — « Je sais ce que vous ne savez pas » — et pour asseoir l’idée théologique que la vocation humaine dépasse l’apparente désorganisation observée par les cieux, que l’homme, façonné d’argile, perfectionné et animé par le Rûh, porte une finalité que les anges, par leur position temporelle et leur nature, ne pouvaient anticiper, ouvrant ainsi la voie à la suite de la réflexion.

Ce verset est cité pour rappeler d’emblée le choc primordial où la parole divine fait surgir une réalité nouvelle : « Je vais créer l’homme, Khalifa sur cette terre », parole qui sert de fil rouge à tout le propos. Il intervient dans l’introduction pour poser le cadre — la surprise des anges, la rupture des logiques établies, l’entrée d’une créature née de terre qui bouleverse les mesures de l’intelligence angélique — et il est convoqué ensuite pour fonder la dramatisation du refus d’Iblis, la mise à l’épreuve de l’homme et le sens de sa mission. Sa citation donne autorité au récit : elle légitime la vocation du Khalifa, explique la discordance entre lumière et terre, et permet de lire l’histoire cosmique comme une initiation où les raisonnements doivent mourir pour laisser place à la parole divine et à la responsabilité humaine, surtout au cœur de la Laylat Al-Qadr.

Ce verset est cité pour poser le point de départ de la réflexion sur le statut humain : dans la section où les Anges découvrent l'annonce divine « Je vais établir sur terre un Khalife », il sert de pierre angulaire pour mettre en scène la tension entre prédestination et responsabilité. Il est cité parce qu’il provoque la question des Anges — « vas-Tu y désigner quelqu’un qui y sèmera le désordre ? » — et révèle la surprise devant un être capable de désobéir, ouvrant ainsi la voie à la réponse divine « Je sais ce que vous ne savez pas ». Spirituellement, ce verset montre que le projet divin enveloppe une liberté dite risquée mais riche de potentialités : il installe l’homme comme porteur de noms, détenteur d’une connaissance qui dépasse l’objection angélique, et invite le lecteur à trouver le juste milieu entre Al-Qadr et al-qadâ’, en assumant le don de responsabilité inscrit dans le destin.

« Ce verset est cité pour… » dans le passage, il surgit au moment précis où les anges interrogent la sagesse de la création d'Adam, offrant la clé narrative qui répond à leur étonnement : pourquoi engendrer un être qui pourrait semer le sû’ alors que les anges célèbrent la louange ? La référence à Sourate 2, La Vache, verset 30 est ici invoquée pour poser la scène où Allâhu annonce la venue d’un Khalifa et met en lumière la réponse divine qui précède toute discussion, celle de l’enseignement des noms à Adam ; il est cité pour légitimer la posture divine d’initiateur, pour opposer l’adoration acquise d’Iblis et la révélation instantanée donnée à notre père, et pour faire entrer le lecteur dans le mystère du don non mérité. Spirituellement, ce verset tient le rôle d’un pivot : il fait naître la réflexion sur la parole, la connaissance reçue et sur l’humilité requise devant la volonté de Dieu.

Ce verset est cité pour rappeler, dans le fil de cet article qui replace l’histoire d’Adam et de Moise au centre de Balad el-Amin, l’annonce faite aux anges de la création d’un Khalifa sur terre (Sourate 2, La Vache, verset 30) : il intervient au moment où l’auteur tisse la généalogie sacrée du lieu, reliant la création de l’homme, la terre sécurisée et la révélation à Moise afin de contester les faux récits touristiques. On mobilise ce verset pour affirmer que l’homme n’est pas né au hasard mais placé intentionnellement sur une terre precise et sacrée, investie d’une mission; spirituellement il sert de fondement à l’argument selon lequel Balad el-Amin est le théâtre originel du devoir de Khalifa, appelant à la vigilance morale face aux séductions technologiques et aux faux paradis comme Néom, et invitant la communauté à tenir ferme dans sa responsabilité.

Paraphrase des anges questionnant Dieu sur la création de l'homme qui répandra la corruption et le sang.

Les anges questionnent Dieu sur la création de l'homme qui corrompra la terre.
Articles citant ce verset (11)

Ce verset est cité pour rappeler, dans la Genèse évoquée par l'article, que Dieu annonce aux anges la création d’un Khalifa sur la terre, posant ainsi l’homme au centre d’une vocation première et sacrée; il apparaît au moment où l’on distingue les trois natures de la création et où l’on insiste sur le fait que l’homme reçoit instantanément la science, sans parcours temporel ni expérimentation, comme quand « j'ai appris à Adam le nom de toute chose » est évoqué; il est cité pour légitimer l’idée que notre origine n’est pas seulement biologique mais spirituelle, une dépossession de savoir donné par la grâce, et pour fonder la thèse que la science de la fin des temps est retour à cette origine; spirituellement, ce verset porte la responsabilité et l’espérance: il confère au Khalifa la capacité de recevoir le Ta’wîl, d’incarner le Tawhid le plus élevé et de laisser Dieu agir à travers lui, transformant l’héritage en mission.

Ce verset est cité pour rappeler ce moment où les anges interrogent la sagesse de Dieu en demandant qu'on établisse sur la terre un vicaire et en évoquant la possibilité de corruption, et il surgit exactement là où le texte parle de la science limitée des anges et de leur manière d'apprendre : intelligents mais obéissants, ils voient un aspect de la réalité et ne maîtrisent pas l'autre. Il est appelé à témoigner que la décision divine dépasse le raisonnement et que Dieu sait ce que vous ne savez pas, révélant que la place de l'homme — son rôle au‑delà du temps et de l'espace — relève d'une dimension que la raison ne peut circonscrire. Sur le plan spirituel, il ancre l'humilité devant le ghayb, prépare le cœur à accepter l'ascension comme porte vers l'origine et fonde l'exigence de la foi, non du savoir seulement.

Ce verset est cité pour situer la Genèse du défi humain et l’étonnement angélique : la Sourate 2 (Al-Baqara), verset 30, où Dieu annonce la création d’un khalīfa et les anges s’interrogent sur la possible désobéissance et le versement du sang. Dans le texte, il intervient au moment où l’auteur expose la création d’Adam et les trois particularités de l’homme (terre, beauté façonnée, insufflation du rūḥ), et sert à montrer la vision restreinte des anges face à la temporalité humaine — ils ne voient que guerre et transgression — tandis que Dieu détient le Ta’wîl qu’eux ignorent. Il est cité pour justifier l’affirmation centrale : l’homme est investi d’une vocation paradoxale, capable de chute comme de transformation, et cet étonnement angélique souligne l’espace laissé à l’épreuve, à la liberté et au projet eschatologique où le khalīfa doit, malgré la séduction d’Iblis, accomplir sa destination.